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La Commission européenne avait promis de faire au plus vite. Un mois après l’accord intervenu, le 16 décembre, à Bruxelles, entre les chefs d’Etats et de gouvernement des Vingt-Sept, l’exécutif communautaire a dévoilé, mercredi 14 janvier, les modalités techniques de son prêt de 90 milliards d’euros à destination de l’Ukraine afin de couvrir ses finances publiques et ses besoins militaires d’ici à 2027.
Mi-décembre, après des échanges tendus et le refus, notamment de la Belgique, d’établir un prêt de réparation pour l’Ukraine, gagé sur les 210 milliards d’euros d’avoirs russes immobilisés en Europe, les dirigeants européens s’étaient résolus à s’engager sur un emprunt commun de 90 milliards d’euros garanti par le budget européen. « A situation exceptionnelle, il fallait trouver une solution exceptionnelle », estime Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission.
L’Ukraine ne devra rembourser ce prêt à taux zéro qu’à l’issue de la guerre, quand la Russie aura payé des indemnités de réparation. Néanmoins, « la proposition juridique d’un prêt de réparation reste sur la table », a dit Mme von der Leyen : « C’est très important de rappeler clairement à la Russie que nous nous réservons le droit d’utiliser les avoirs russes immobilisés. »
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11 commentaires
Un prêt à taux zéro, c’est une bonne nouvelle, mais les 210 milliards d’euros de avoirs russes bloqués semblent perdre de leur impact.
C’est effectivement une solution moins ambitieuse, mais plus réaliste politiquement.
La proposition juridique d’un prêt de réparation reste ouverte, c’est une bonne nouvelle, même si elle n’est pas exploitée pour l’instant.
Oui, c’est un symbole important pour maintenir la pression sur la Russie.
J’espère que ce prêt permettra à l’Ukraine de tenir jusqu’à la fin de la guerre, mais les délais sont serrés.
C’est un défi de taille, surtout avec une économie ukrainienne déjà très affaiblie.
Solution exceptionnelle pour des circonstances exceptionnelles, mais quels seront les risques pour le budget européen ?
C’est la grande question. Les contribuables européens vont-ils devoir assumer une partie de ce prêt ?
Ce prêt de 90 milliards d’euros est une aide majeure pour l’Ukraine, mais les modalités de remboursement restent floues.
Exactement, et comment la Russie pourrait-elle payer des indemnités de réparation si ses avoirs sont immobilisés ?
La question est surtout de savoir dans quel état sera financièrement l’Ukraine après la guerre.