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Entendez-vous ce silence assourdissant ? Celui dans lequel l’extrême droite œuvre, méthodiquement, pour tenter de mettre au pas des journalistes qui ne pensent pas comme elle.

Je suis gaulliste. Je crois à un Etat fort quand il protège, pas quand il intimide. A des institutions solides quand elles garantissent les libertés, pas quand elles les fragilisent. En démocratie, s’attaquer à des journalistes pour ce qu’ils pensent, pour ce sur quoi ils enquêtent ou pour ce qu’ils révèlent est une ligne rouge absolue. Une presse libre n’est pas une presse complaisante. Elle est l’une des conditions de la souveraineté du peuple.

Je veux être clair sur un point essentiel : je ne confonds jamais l’extrême droite avec ses électeurs. Celles et ceux qui votent pour elle ne sont ni des ennemis de la République ni des citoyens à disqualifier. Ils sont souvent les premières victimes de stratégies de manipulation, de colère organisée et de désinformation planifiée. Les priver d’une information libre et pluraliste, c’est aussi les priver des moyens de se forger une opinion éclairée.

Instruction à charge

Défendre la liberté de la presse, c’est défendre tous les citoyens. Ce qui se joue aujourd’hui n’a rien d’anecdotique. A l’instar de l’extrême gauche qui a instrumentalisé précédemment les outils essentiels du contrôle parlementaire, l’extrême droite a souhaité créer une commission d’enquête parlementaire sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public, trois sujets parfaitement légitimes au demeurant.

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