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Jeudi 8 janvier, le ministre de l’industrie a convoqué à Pékin tous les poids lourds chinois des batteries, parmi lesquels CATL, BYD et Gotion. Il souhaitait les prévenir que « l’expansion aveugle des capacités, la concurrence par les bas prix et d’autres pratiques non rationnelles perturb[ai]ent l’ordre du marché et affaibliss[ai]ent la soutenabilité du secteur », selon le quotidien China Daily. Quelques mois plus tôt, des réunions similaires se sont tenues avec les fleurons chinois de la fibre synthétique, du panneau solaire, du ciment, de l’équipement médical, de l’élevage de porc, tous sommés de freiner leurs capacités. Le message est clair : Pékin guette désormais le moindre excès parmi ses champions industriels.
Jusqu’en 2024, le gouvernement refusait de reconnaître que la machine industrielle était manifestement surdimensionnée, considérant le terme de « surcapacités » comme une interprétation occidentale malveillante, dans un contexte de tensions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis. Il préfère toujours employer officiellement le mot « neijuan », qui peut se traduire par « involution », c’est‑à‑dire un mouvement de repli lié à une concurrence interne excessive qui tire les prix et les profits vers le bas. Le terme devrait figurer dans le nouveau plan quinquennal (2026‑2030). Mais le tabou est tombé : la presse étatique parle désormais sans ambages de « surcapacités », le plus souvent pour dénoncer le zèle des gouvernements locaux en matière de subventions et d’investissements, et justifier les mesures correctives du gouvernement central.
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18 commentaires
La Chine doit effectivement trouver un équilibre entre expansion industrielle et durabilité. La surcapacité risque de peser sur les profits à long terme.
La Chine a toujours soutenu ses industries, mais cette fois, la situation semble différente.
D’accord, mais est-ce que le freinage des capacités pourrait ralentir l’innovation dans ces secteurs ?
Intéressant de voir Pékin reconnaître enfin les surcapacités. Cela pourrait-il affecter les prix des matières premières comme le lithium ?
Cela pourrait stabiliser les prix, mais aussi réduire la compétitivité des entreprises chinoises face à leurs concurrents.
Pékin craint que la guerre des prix n’affaiblisse l’ensemble du secteur. Une régulation semble nécessaire.
C’est un équilibre difficile à trouver entre croissance et régulation.
La concurrence interne excessive est un problème récurrent en Chine. Cette prise de conscience est-elle suffisante pour éviter une crise ?
Reste à voir comment les entreprises vont adapter leurs stratégies face à ces nouvelles directives.
L’involution est un terme intéressant. Cela montre que la Chine est consciente des problèmes structurels de son économie.
Oui, mais combien de temps leur faudra-t-il pour résoudre ces problèmes ?
Le message est clair : Pékin veut éviter le chaos industriels. Mais sera-t-il écouté par les grandes entreprises ?
Les entreprises chinoises sont souvent soumises à la pression du gouvernement, mais tout dépend de leur capacité à s’adapter.
La Chine est-elle en train de perdre sa compétitivité sur certains marchés en freinant ses capacités ?
Cela dépend des secteurs, mais la Chine reste un géant industriel, même avec un ralentissement.
La qualité et l’innovation pourraient compenser un ralentissement de la production…
Les secteurs visés sont nombreux. Cela montre l’ampleur du problème de surcapacité en Chine.
C’est vrai, et cela pourrait avoir des répercussions mondiales sur ces industries.