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Le bilan démographique de la France pour l’année 2025, que l’Insee a publié le 13 janvier, fait apparaître pour la première fois un solde naturel négatif. Le nombre des morts, en nette augmentation, a excédé celui des naissances, en forte baisse du fait d’un recul sensible de la fécondité des femmes. Cette publication a suscité une énième poussée de discours déclinistes et les appels au « réarmement démographique », selon la formule utilisée par le président de la République, Emmanuel Macron, en 2024, se sont multipliés.
Pourtant il s’agit en réalité plutôt d’une bonne nouvelle pour la planète et l’environnement mais aussi d’une évolution qui n’est pas nécessairement aussi négative qu’on le dit pour la France elle-même : elle peut nous aider à résoudre quelques-unes des plus graves difficultés que le pays rencontre aujourd’hui, même si elle en pose bien sûr d’autres aussi.
Cette évolution n’est pas spécifiquement française : c’est plutôt la situation antérieure qui constituait une exception avec une fertilité des femmes qui restait singulièrement élevée dans notre pays. On observe la même tendance chez tous nos voisins européens. Le niveau de fécondité est le même aux Etats-Unis qu’en France et la décroissance démographique est beaucoup plus claire en Chine, en Corée du Sud ou au Japon. On observe en fait la même tendance sur toute la planète, sauf en Afrique subsaharienne pour l’instant même si là aussi les choses évoluent rapidement.
Tendances lourdes
Cela implique que les discours qui mettent en avant la perte de compétitivité économique ou la perte de poids politique qu’une baisse de la population impliquerait n’ont pas de sens : la Chine elle-même, la grande puissance qui monte actuellement, devrait être beaucoup plus handicapée que la France et l’Europe par son évolution démographique au cours des prochaines décennies.
Pourquoi fait-on moins de bébés ? Les causes sont multiples : difficultés à se loger, à combiner éducation des jeunes enfants et activité professionnelle, désir de profiter davantage de sa vie et de son temps, inquiétude pour l’avenir du pays et de la planète… sans qu’il soit possible de quantifier précisément chacun de ces facteurs. On sait aussi que partout les politiques publiques natalistes, même très volontaristes, n’ont en réalité qu’un effet marginal sur ces tendances lourdes.
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22 commentaires
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