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Villages des athlètes, équipements sportifs, accès du public : les financements et les coûts détaillés de la quarantaine d’ouvrages prévus pour les Jeux olympiques (JO) d’hiver 2030 ont été validés, mercredi 28 janvier, lors d’un conseil d’administration de la Solideo, l’établissement public chargé de leur livraison.

La carte définitive des sites devant accueillir les épreuves dans les Alpes françaises ne sera arrêtée qu’en juin. La société de livraison des ouvrages olympiques se base donc sur un « schéma préférentiel » prévoyant une quarantaine d’ouvrages, dont le coût global a été évalué en décembre 2025 à 1,4 milliard d’euros.

Sur cette enveloppe, la contribution publique est prévue à hauteur de 868 millions d’euros, 587 millions émanant de l’Etat et des deux régions hôtes (Provence-Alpes-Côte d’Azur et Auvergne-Rhône-Alpes) et 281 millions apportés par d’autres collectivités. Un peu plus de 500 millions d’euros seront parallèlement apportés par des opérateurs privés, principalement des promoteurs immobiliers.

Mercredi, à l’issue d’un conseil d’administration, la Solideo a annoncé l’approbation de sa « maquette financière », soit « l’ensemble des coûts et des financements associés à chaque opération ». L’établissement précise que ce document a été « élaboré en concertation avec l’ensemble des collectivités concernées » et « repose sur un financement équilibré, partagé et soutenable, strictement limité aux besoins nécessaires à l’organisation des Jeux et à la construction de leur héritage ». Il ne dévoile cependant aucun élément chiffré sur les montants prévus pour chaque ouvrage.

Mais, un document détaillé a été rendu public par le Collectif citoyen JOP 2030, qui dénonce l’absence de « participation du public au processus décisionnel » avant la candidature à ces JO comme depuis leur attribution, et qui a lancé plusieurs procédures devant un organisme onusien à Genève et devant les tribunaux administratifs de Lyon et Marseille.

Plus de 290 millions d’euros pour le village olympique de Briançon

Selon le document, le village olympique de Briançon (Hautes-Alpes) sera l’ouvrage le plus important, avec un coût de 296 millions d’euros. Les autres villages d’athlètes seront situés à Saint-Jean-de-Sixt, en Haute-Savoie (pour 51 millions d’euros), à Bozel, en Savoie (78 millions d’euros), et à Nice (86 millions d’euros).

Seule infrastructure entièrement à construire, le complexe omnisports de Nice devant accueillir des épreuves de sport de glace bénéficie d’une enveloppe de 148 millions d’euros, qui grimpe à 186 millions si on rajoute les « aléas, mesures d’accélération et ajustements ». Des rénovations d’équipements sportifs sont également prévues, comme le tremplin de saut à ski de Courchevel ou la piste de bobsleigh de La Plagne (43 millions d’euros chacun).

Côté logistique, une troisième voie de circulation « réservée » entre autres au transport des athlètes est prévue dans la vallée de Serre-Chevalier, pour 41 millions d’euros. Et « l’ascenseur valléen » reliant la gare SNCF d’Aime à la station de La Plagne s’affiche à 101 millions.

L’adoption de la « maquette financière » est « une étape décisive dans la préparation des Jeux », a souligné la ministre chargée des sports, Marina Ferrari. Le président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Renaud Muselier, a estimé, pour sa part, que « chaque euro est utile », tandis que son homologue pour l’Auvergne-Rhône-Alpes, Fabrice Pannekoucke, a mis en avant « la capacité des acteurs publics à travailler ensemble ».

« C’est une feuille de route sobre, avec peu de constructions neuves, très peu d’artificialisations nettes des sols, et un gros effort porté sur la mobilité décarbonée », avait résumé, la semaine du 19 au 25 janvier, devant les sénateurs, Damien Robert, directeur général exécutif de la Solideo, soulignant aussi qu’il restait « maintenant moins de quatre ans » avec « une enveloppe budgétaire contrainte ».

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