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Après des mois de crise interne et une série de démissions, l’audition du président du Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques (Cojop) des Alpes françaises 2030, Edgar Grospiron, devant la commission de la culture, de l’éducation, de la communication et du sport du Sénat, mercredi 25 février, était très attendue. D’autant que, quelques minutes avant son lancement, l’instance officialisait dans un communiqué le départ de son directeur général (DG), Cyril Linette, nommé en avril 2025. Une annonce attendue, dont la concrétisation n’en fragile pas moins le Cojop, autant que son numéro un.
« Les difficultés qu’on traverse doivent être regardées avec lucidité, elles ne sont pas niées. Pour les surmonter on va devoir agir avec méthode, rigueur, et le sens du collectif », a ainsi reconnu Edgar Grospiron, intervenant en visioconférence au cours de cette audition qui a duré un peu plus de deux heures. L’ancien champion de ski de bosses a aussi concédé que le Cojop avait pris « un peu de retard » sur plusieurs dossiers, comme celui de la carte des sites ou la question des sports additionnels. Néanmoins, a-t-il insisté, « les retards qu’on a pris sur ces sujets-là n’empêchent absolument pas la livraison des Jeux [dans les délais impartis]. Tous les sujets avancent. »
Le contexte a notamment affecté la signature de projets de financements privés, essentiels pour boucler le budget des Alpes 2030. Un des points sur lesquels Edgar Grospiron est particulièrement attendu. « Les turbulences auxquelles on fait face ne permettent pas de créer les conditions pour signer maintenant les partenariats, c’est pour ça (…) que j’ai dû prendre mes responsabilités et faire en sorte de remettre une gouvernance et une organisation sur pied suite aux différends que je pouvais avoir avec mon directeur général », a-t-il justifié.
« Le cap reste inchangé »
Le 11 février, les principales parties prenantes du Cojop – l’Etat, les comités olympique et paralympique et les deux régions hôtes, Provence-Alpes-Côte d’Azur et Auvergne-Rhône-Alpes – avaient « pris acte » des « désaccords insurmontables » entre le président et son numéro deux, ouvrant la voie au départ du second.
Interrogé à ce sujet, Edgar Grospiron n’a pas souhaité entrer dans le détail des désaccords et des conditions de la « démission » de Cyril Linette, qu’il avait lui-même choisi comme DG, invoquant une « clause de confidentialité ». Quant à la question d’un sénateur sur la possibilité de le voir à son tour renoncer à son poste, le président du Cojop a vivement répondu : « Je suis surpris et stupéfait parce que je ne sais pas où vous avez entendu que j’aie pu émettre l’idée même de démissionner », a-t-il réagi, dénonçant au passage le « feuilletonnage médiatique » autour des soubresauts de la crise en cours. « J’ai toujours été et je suis toujours à 100 % impliqué et investi dans ce projet », a-t-il insisté.
« Des Jeux qui aujourd’hui démarrent dans un contexte troublé, de turbulences, parce que les épisodes de désaccords internes que nous avons connus au sein de l’organisation ne doivent pas pour autant masquer l’essentiel : le cap reste inchangé et le travail opérationnel se poursuit chaque jour », a tempéré Edgar Grospiron.
Le délégué interministériel aux Jeux, Pierre-Antoine Molina, qui était également auditionné par la commission sénatoriale a, lui aussi, souhaité relativiser la portée de cette crise interne. « Les difficultés que nous rencontrons (…) n’ont rien d’inhabituel », a-t-il déclaré. « Ceux qui ont suivi la préparation de Milan Cortina, sans remonter à l’époque des Jeux d’Albertville [en 1992], ont pu noter qu’il y avait eu à chaque fois des changements de gouvernance dans le cadre de la préparation de ces Jeux, ce qui ne les a pas empêchés d’être une réussite. »
Le 22 février, à l’issue de la réunion du bureau exécutif du Cojop à Milan, la ministre des sports Marina Ferrari avait annoncé qu’une mission d’inspection gouvernementale allait se pencher sur la gestion et le fonctionnement de l’instance.










7 commentaires
Interesting update on JO 2030 : face au Sénat, Edgar Grospiron reconnaît la crise de gouvernance du Cojop mais tempère sa portée. Curious how the grades will trend next quarter.
Exploration results look promising, but permitting will be the key risk.
Silver leverage is strong here; beta cuts both ways though.
Good point. Watching costs and grades closely.
Silver leverage is strong here; beta cuts both ways though.
Good point. Watching costs and grades closely.
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