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C’est un changement de nom tout sauf anecdotique. Il dit beaucoup de l’état d’esprit dans lequel se trouvent une bonne partie des membres de la délégation américaine, à l’aube des Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina (du 6 au 22 février). Pas question pour les représentants des équipes de hockey sur glace, de patinage artistique et de patinage de vitesse des Etats-Unis de se rassembler dans la Ice House, littéralement la « maison de glace », installée dans la capitale lombarde. Un lieu « conçu pour offrir un espace privé, exempt de distractions, où les athlètes, leurs familles et leurs amis peuvent se réunir pour célébrer l’expérience unique », expliquent les trois fédérations. Et rebaptisé donc, de manière plus consensuelle, « Winter House », la « maison de l’hiver ».
Un choix « judicieux », salué par la patineuse artistique Amber Glenn. Car, pour la native du Texas, « le mot “ice” n’est plus acceptable, compte tenu de la situation et des conséquences des agissements de certains individus ». Depuis plusieurs mois, le terme est devenu indissociable de l’acronyme de la police fédérale de l’immigration américaine (Immigration and Customs Enforcement), déployée à travers les Etats-Unis pour traquer les personnes en situation irrégulière.
L’annonce, le 27 janvier, de la venue d’une de ses divisions dans le nord de l’Italie, dans le cadre des Jeux, a suscité un tollé. Quelques jours plus tard, pour dénoncer leur présence, des centaines de personnes se sont donné rendez-vous sur la piazza XXV-Aprile, de Milan, nommée en mémoire de la libération du pays, de l’occupation nazie et du fascisme.
Les officiers mobilisés font partie de la direction des enquêtes sur la sécurité intérieure, branche spécialisée dans la lutte antiterroriste et la criminalité internationale, et seront présents pour garantir la sécurité des « hauts responsables du gouvernement américain », a précisé le président du comité d’organisation de Milan-Cortina 2026, Giovanni Malago. Mais cela n’a pas suffi à apaiser la colère. Au point que le ministre de l’intérieur, Matteo Piantedosi, a été contraint de réaffirmer, le 4 février, qu’ils n’auront « aucun rôle opérationnel » lors de l’événement.
« Le monde nous regarde »
La mort de Renee Good, mère de famille de 37 ans, abattue par un agent de l’ICE le 7 janvier à Minneapolis (Minnesota), et celle d’Alex Pretti, du même âge, tué le 24 janvier par un représentant de la Border Patrol, une agence fédérale de l’immigration – en marge de manifestations pacifiques contre les opérations anti-immigration dans la ville –, ont provoqué une onde de choc aux Etats-Unis. Mais aussi un regain de protestation populaire, qui a trouvé écho auprès des athlètes de la Team USA.
D’autant que sur les 232 qualifiés pour les Jeux, 24 sont nés dans cet Etat du nord du pays. Une douzaine d’autres y vit ou s’y entraîne. « Le monde entier nous regarde, a estimé la hockeyeuse Lee Stecklein, qui entend « représenter » fièrement le Minnesota lors de la quinzaine. Il nous regardera aux Jeux olympiques, et c’est le moment idéal pour mettre en lumière certaines des choses qui se passent ici. » Même son de cloche pour ses partenaires Taylor Heise et Kelly Pannek.
Dans ce contexte « très pesant », la première a insisté sur sa fierté de voir des « dizaines de milliers de personnes qui bravent les températures les plus froides de l’année pour se battre pour leurs convictions ». La seconde a dénoncé la politique « inutile et horrible » de l’administration Trump, avant d’apporter, aussi, son soutien aux personnes mobilisées : « Nous représentons notre pays, nous représentons notre Etat, nous avons la chance de le faire lors d’un événement sportif, mais il y a tant de personnes qui le font au quotidien, avec grâce, humilité, altruisme, amour et attention pour leur prochain. » La superstar américaine du ski Lindsey Vonn, 41 ans, née à Saint Paul, a également déclaré vouloir « montrer au monde ce qu’est l’Amérique ». Et de préciser : « Nous sommes bien plus que ce qui se passe actuellement. »
Triple médaillée olympique de ski de fond, Jessica Diggins, 34 ans, est née à Afton, à moins d’une heure du centre-ville de Minneapolis. En lice sur six épreuves, et candidate au podium sur chacune d’elles, elle a annoncé dans un message sur Instagram : « Je veux m’assurer que vous sachiez pour qui je cours lorsque je me présenterai sur la ligne de départ. Je cours pour le peuple américain, qui défend l’amour, l’acceptation, la compassion, l’honnêteté et le respect d’autrui. Je ne tolère ni la haine, ni la violence, ni la discrimination. »
« Les Jeux olympiques sont bien plus qu’un simple événement sportif. Ils symbolisent l’unité et la paix dans le monde, a abondé la snowboardeuse californienne Bea Kim, 19 ans. La diversité est ce qui fait la singularité des Etats-Unis. Elle est inscrite au cœur même de notre nation. »








12 commentaires
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Interesting update on JO 2026 : face au contexte « pesant », les athlètes de la Team USA veulent montrer un autre visage des Etats-Unis. Curious how the grades will trend next quarter.