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Morte le 3 janvier, à Paris, à l’âge de 100 ans, Jenny Plocki avait connu de près les grands événements du XXe siècle, du Front populaire, en 1936, au mouvement de Mai 68 en passant par le drame de la Shoah, dont elle était un des derniers grands témoins.

La vie de Jenny, née à Paris, le 11 décembre 1925, fille aînée d’un couple d’immigrés juifs polonais installés à Vincennes, près de Paris, avait basculé le 16 juillet 1942. Ce jour-là, alors que commençait la rafle du Vél’ d’Hiv, la police avait frappé à la porte. L’agent chargé de l’opération n’était autre qu’un ancien voisin de palier, Marcel Mulot, brigadier à la Préfecture de police de Paris. Celui-ci avait fait du zèle, car Jenny, âgée de 17 ans et de nationalité française, n’avait pas de fiche d’arrestation à son nom.

Elle put être libérée juste avant le transfert fatal à Drancy et prendre avec elle son petit frère Maurice. Jenny Plocki ne reverra plus jamais ses parents. Mais elle échappera à la traque antijuive, se débrouillant pour faire bouillir la marmite, payer le loyer de l’appartement (le gérant refusant toute baisse malgré la déportation des parents), neutraliser la malveillance de sa concierge, dissimuler son étoile jaune et parvenir à passer le baccalauréat en juin 1944 !

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4 commentaires

  1. Marie Bernard le

    Quelle vie marquée par la tragédie, mais aussi par une force incroyable. Le XXe siècle a bien connu Jenny Plocki, comme elle a connu le XXe siècle.

  2. Sophie Durand le

    Jenny Plocki a survécu à l’horreur de la rafle du Vel’ d’Hiv et a partagé sa mémoire avec tant de courage. Un exemple de résilience pour notre époque.

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