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L’ancien gendarme franco-malgache, Paul Rafanoharana Maillot, 62 ans, détenu depuis août 2021 pour tentative présumée de coup d’Etat, dite affaire « Apollo 21 », a été gracié, dimanche 12 octobre, par Andry Rajoelina comme sept autres détenus, dont le Français Philippe François, également condamné dans la même affaire.
La concomitance de la décision avec l’exfiltration du président contesté vers La Réunion par un avion militaire français – il a ensuite fait route vers Dubaï – a été interprétée comme une contrepartie au soutien apporté par Emmanuel Macron à Andry Rajoelina.
Dès sa libération, l’ambassade de France l’a invité à s’envoler pour la France, mais le saint-cyrien a décidé de se conformer à son certificat de mise en liberté demandant qu’il soit « remis aux autorités malgaches ». Il a ainsi été conduit à la base du corps d’armée des personnels et des services administratifs et techniques (Capsat) pour y rencontrer le colonel Michael Randrianirina, à l’origine de la mutinerie qui a mené à la chute d’Andry Rajoelina, mardi 14 octobre.
Pourquoi avez-vous décidé de ne pas regagner la France après votre grâce ?
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13 commentaires
Un épisode troublant qui illustre les jeux d’influence dans les relations franco-malgaches. Y a-t-il une leçon à en tirer ?
Cette grâce semble surprenante, surtout vu le contexte politique à Madagascar. Une question se pose : est-ce une réelle décision souveraine ou un geste diplomatique ?
La France a-t-elle vraiment pesé dans cette grâce, ou est-ce une coïncidence ?
La géopolitique a souvent une influence sur les décisions judiciaires, surtout dans des affaires sensibles.
La décision de rester à Madagascar est surprenante. Aurait-il encore des liens ou des intérêts à protéger ?
Peut-être craint-il des représailles en quittant le pays ?
Une affaire complexe où se mêlent droit, politique et intérêts stratégiques. Qui sors gagnant de cette situation ?
La France semble vouloir minimiser son influence, ce qui laisse penser que son rôle était plus important qu’on ne le croit.
La grâce peut être vue comme un compromis négocié, mais les conséquences à long terme restent à voir.
Madagascar peut difficilement ignorer le soutien français, surtout en période de crise.
La libération est une chose, mais les motivations politiques en sont une autre. L’avenir nous dira si cette grâce était sincère ou tactique.
Un acte de clémence qui arrive à point nommé pour apaiser les tensions, mais les motivations exactes restent floues.
Rajoelina a-t-il réellement eu le choix, ou a-t-il cédé aux pressions internationales ?