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Quel moment choisir ? Quelle image retenir ? La tour Eiffel habillée du symbole de la paix ? Les cloches des églises de Paris sonnant à l’unisson ? L’interprétation joyeuse et rock’n’roll de la chanson Shooting Stars par Le Chœur du 13 composé de victimes et de leurs proches tellement heureux d’interpréter ensemble cet hymne contre la haine ? Ou bien l’émotion profonde et respectueuse de la foule rassemblée place de la République jusque tard dans la nuit ? Oui, que choisir ? Les souvenirs s’entrechoquent tant ils sont nombreux.

En tout cas, Arthur Dénouveaux, rescapé du Bataclan et président de l’association de victimes Life for Paris, a eu tort de s’inquiéter : cette journée d’hommage du 13-Novembre, dix ans après les attentats sanglants qui ont meurtri la France, restera ancrée dans les mémoires. Juste avant le début des commémorations, il nous avait confié combien il espérait vivre enfin un grand moment d’union nationale en ce jeudi crucial.

Ce souhait avait été impossible à exaucer dans la foulée des attaques terroristes en raison de l’état d’urgence immédiatement décrété par François Hollande, alors président de la République, et prolongé jusqu’au 31 octobre 2017. « Vous savez ce que j’aimerais en ce 13 novembre ? C’est avoir une grosse preuve que les gens souffrent toujours avec nous et ne nous oublient pas… Les commémorations précédentes tournaient à vide, il faut bien se l’avouer. » Qu’il se rassure, personne n’a oublié, personne ne peut oublier. L’émotion est toujours là, à fleur de peau.

Regard embué de larmes

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6 commentaires

  1. Cette article montre à quel point les commémorations peuvent être désormais irremplaçables. Sans doute une leçon pour d’autres villes touchées.

  2. Antoine Durand le

    Ces témoignages indiquent une profonde reprise de la vie sociale après les tragédies. Impossible de ne pas les garder en mémoire.

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