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« Un geste contrôlé » face à « une menace grave et imminente ». C’est ainsi que le gardien de la paix S. a décrit le fort coup de bouclier asséné à une jeune femme, la projetant au sol, dans la soirée du 23 mars 2023, après une manifestation à Paris contre la réforme des retraites. Face aux images des faits, diffusées dans la salle d’audience du tribunal de justice de Paris, mardi 13 janvier, le parquet a, lui, vu un geste « disproportionné » et requis une peine de huit mois de prison avec sursis pour « violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique ».
Fait rare, alors que l’enquête de l’inspection générale de la police nationale (IGPN) n’avait pas permis d’identifier la victime, celle-ci était présente à l’audience. Interrogée par la présidente du tribunal sur son absence de dépôt de plainte, Mme M., 32 ans, s’est expliquée, stressée : « J’ai beaucoup hésité, j’ai fait des va-et-vient, je ne voulais pas aller porter plainte auprès de policiers contre des policiers, j’étais terrorisée et je le suis toujours. » C’est par un concours de circonstances qu’elle affirme avoir appris la tenue de l’audience un mois plus tôt, grâce à un ami avocat.
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19 commentaires
La victime a eu la chance de témoigner. Beaucoup hésitent à porter plainte dans ces cas-là.
C’est malheureusement une peur répandue face à l’institution policière.
Huit mois avec sursis, c’est une peine légère pour des violences aussi graves.
L’enquête de l’IGPN est souvent très limitée dans ces cas.
C’est choquant de voir comment certains policiers abusent de leur pouvoir.
La formation et le renforcement des contrôles sont nécessaires.
La justice doit vraiment sanctionner ces abus pour éviter que cela ne se reproduise.
Il faut que les victimes se sentent en sécurité pour porter plainte.
Un geste disproportionné, d’après la vidéo. Comment la police peut-elle justifier cela ?
La police doit rendre des comptes. La confiance est essentielle.
Est-ce que des mesures disciplinaires sont prévues en plus de la peine requise ?
C’est une affaire qui montre l’importance d’une meilleure régulation des forces de l’ordre.
Une transparence totale est nécessaire dans ces cas-là.
Un policier qui commet des violences perd toute légitimité à servir l’ordre public.
La confiance envers les forces de l’ordre est déjà fragile.
Le tribunal a fait son travail, mais il faut espérer que cela serve de leçon.
Espérons que les autres agents en tirent des enseignements.
La jeune femme a eu beaucoup de courage pour témoigner.
Oui, ce genre d’affaires donne de l’espoir pour les futures victimes.