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La ministre de la santé, Stéphanie Rist, a fait état, jeudi 8 janvier, lors d’une visite aux urgences de l’hôpital Saint-Antoine, à Paris, d’une « tension dans tous les services d’urgences » liée aux épidémies hivernales, à la neige et à la grève des médecins libéraux, qui s’est intensifiée, selon les chiffres de l’Assurance-maladie.
« On arrive à réquisitionner s’il y a besoin », a-t-elle rapporté, évoquant un « moment compliqué où il y a l’épidémie de grippe, où il y a eu l’épisode neigeux et la grève des médecins qui entraînent une augmentation d’activité dans tous les services d’urgence ».
Concernant la grève des médecins libéraux commencée lundi, qui est censée monter crescendo et durer dix jours, l’activité était en baisse de 19 % chez les généralistes mardi par rapport à l’activité habituelle, et celle des spécialistes de 12 %, selon les données de l’Assurance-maladie, a-t-elle indiqué, faisant état de « chiffres importants ».
Ils correspondent au volume de feuilles de soins électroniques télétransmises à l’Assurance-maladie par les médecins, par rapport au même mardi l’année dernière. Lundi, l’activité avait moins baissé : 15 % chez les généralistes, et 6 % chez les spécialistes, selon des chiffres donnés précédemment par la ministre.
Des plans blancs déclenchés dans divers hôpitaux
Pour les urgences de l’hôpital Saint-Antoine, qui subissent un pic de fréquentation, « c’était + 40 % d’activité hier, qui ont été absorbées », avec des patients qui « ont été correctement pris en charge dans le service », a indiqué Stéphanie Rist.
Entre mardi minuit et mercredi minuit, le service a enregistré 240 passages, contre 180 en moyenne habituellement. La nuit de mardi à mercredi a été particulièrement difficile, ont indiqué à la ministre le chef de service Pierre-Alexis Raynal et une urgentiste.
De nombreux services d’urgences et les SAMU-SAS (Services d’accès aux soins, qui répondent aux appels au 15) ont été débordés ces derniers jours par un pic de fréquentation intense, du « jamais-vu » depuis la pandémie de Covid-19, selon plusieurs urgentistes.
Divers hôpitaux ont déclenché des plans blancs (dispositif permettant notamment le rappel de soignants en repos, ou la déprogrammation de soins non urgents), comme le CHU de Toulouse, qui dit dans son communiqué, jeudi, vouloir « anticiper et gérer » le report d’activité lié à la grève des praticiens des cliniques.











9 commentaires
La situation dans les hôpitaux est préoccupante. Avec la neige et les médecins en grève, les urgences doivent gérer un afflux de patients important.
J’espère que des mesures seront prises rapidement pour soulager les personnels de santé.
Les chiffres de l’Assurance-maladie sont alarmants. La baisse d’activité chez les généralistes et les spécialistes montre à quel point la grève impacte déjà les soins.
C’est une situation qui ne peut pas durer. Il faut des solutions rapides.
Les services d’urgence sont effectivement sous une pression immense. Les épidémies hivernales et la grève des médecins libéraux ne font qu’aggraver la situation.
On se demande jusqu’où cela pourrait aller si rien n’est fait pour apaiser la grève.
C’est vrai, l’hiver est toujours compliqué, mais là, c’est vraiment extrême.
La ministre de la santé a raison de souligner les défis actuels des urgences. Entre la grippe, la neige et la grève, ce n’est pas une surprise de voir une telle tension.
Il faudrait vraiment trouver un compromis avec les médecins pour éviter que cela empire.