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« Nous ne sous-estimons pas les déclarations sur le Groenland », a fait savoir le président français en conseil des ministres, mercredi 14 janvier, alors que Donald Trump affirme depuis des semaines ses visées sur le Groenland, un territoire autonome du Royaume du Danemark.
« Si la souveraineté d’un pays européen et allié était touchée, les conséquences en cascade seraient inédite » a déclaré Emmanuel Macron, selon les propos rapportés devant la presse par la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon. « La France suit la situation avec la plus grande attention et inscrira son action en pleine solidarité avec le Danemark et sa souveraineté », a-t-il ajouté.
Le président américain fait valoir que l’île, située stratégiquement et riche en minerais, est vitale pour la sécurité des Etats-Unis et que ces derniers devraient en être propriétaires pour empêcher la Russie ou la Chine de l’occuper. « L’OTAN serait bien plus efficace et redoutable avec le Groenland aux mains des Etats-Unis », a-t-il ajouté mercredi sur son réseau Truth Social, estimant qu’il s’agit par ailleurs d’un besoin « vital » pour leur projet de bouclier antimissiles.
Le Groenland et le Danemark, auquel des pays de l’Union européenne (UE) ont apporté leur soutien, affirment quant à eux que l’île n’est pas à vendre, que les menaces de recours à la force sont irresponsables et que les préoccupations en matière de sécurité doivent être traitées entre alliés.
Rencontre à la Maison Blanche
Les habitants du Groenland « peuvent compter sur nous », a réitéré mercredi la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, à quelques heures d’une rencontre sous haute tension entre responsables danois et américains concernant ce territoire autonome. Les ministres des affaires étrangères danois et groenlandais doivent en effet rencontrer le vice-président américain, J.D. Vance, à la Maison Blanche mercredi.
« Il est important que les Groenlandais sachent − par les actes et pas seulement par les mots − que nous respectons leurs aspirations et leurs intérêts », a martelé la cheffe de l’exécutif européen lors d’une conférence de presse à Bruxelles. Et d’ajouter : « Le Groenland appartient à ses habitants ».
Les responsables de la Maison Blanche ont discuté de divers plans visant à placer le Groenland sous le contrôle des Etats-Unis, y compris avec un recours potentiel à l’armée américaine et le versement de sommes forfaitaires aux Groenlandais pour les convaincre.








11 commentaires
Les États-Unis ont une façon très agressive de défendre leurs intérêts économiques. Le Groenland en est un exemple flagrant.
Oui, surtout avec des ressources comme l’or ou le cuivre qui valent des milliards.
Macron a raison de souligner les conséquences en cascade. L’indépendance stratégique de l’Europe est en jeu.
Intéressant de voir comment les tensions internationales se déplacent vers des territoires riches en métaux stratégiques.
La situation au Groenland est effectivement préoccupante. Les enjeux géopolitiques autour de cette région riche en ressources sont immenses.
Oui, les minerais comme le lithium ou l’uranium pourraient jouer un rôle clé dans les années à venir.
Trump a tendance à voir le monde en terme de propriétés. Dommage qu’il ignore l’importance de la souveraineté.
La France se positionne clairement en faveur du Danemark. Espérons que cela ne dégénère pas.
Si le Groenland devient un enjeu majeur, cela pourrait redessiner les alliances internationales.
Les déclarations de Trump sur le Groenland semblent plus motivées par les ressources naturelles que par la sécurité.
Il y a des mines d’uranium et de terres rares qui intéressent beaucoup les grandes puissances.