Listen to the article

0:00
0:00

Il y a les crimes non élucidés. Et les catastrophes naturelles inexpliquées. Le plus grand de tous les tsunamis à avoir frappé les côtes méditerranéennes au cours des deux derniers siècles figurait ainsi parmi ces « cold cases ». Jusqu’à ce que Frédérique Leclerc décide d’aller examiner, à l’aide d’un robot par 1 200 mètres de fond, le pied d’un escarpement de faille sous-marine. Un voile de mystère entourait en effet les événements du 9 juillet 1956, lorsque, à 6 heures du matin, une gigantesque vague de 20 mètres de hauteur, précédée d’un important séisme, avait déferlé sur le rivage de l’île grecque d’Amorgos et traversé la mer Egée.

Comment cette maîtresse de conférences au laboratoire Géoazur de l’université Côte-d’Azur s’est-elle retrouvée dans l’archipel des Cyclades, à rechercher, au milieu du relief tourmenté des abysses, les traces d’un tremblement de terre vieux de sept décennies ? Probablement à la suite de rencontres. Celle, au collège de sa ville natale de Senlis (Oise), avec cette professeure de sciences de la vie et de la Terre qui chaque année emmenait ses 4es visiter les volcans d’Auvergne. Puis celle, en 2008 à l’occasion d’un stage de licence à l’Observatoire volcanologique et sismologique de la Martinique, avec Nathalie Feuillet, de l’Institut de physique du globe de Paris. Impressionnée par la « maturité » et l’« autonomie » de cette brillante étudiante de l’université Paris-Diderot, la géophysicienne la prend sous son aile et l’embarque, dès l’année suivante, dans ses pérégrinations à travers l’arc volcanique des Petites Antilles.

Il vous reste 80.8% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Partager.

Salle de presse de TheNews.re. Nous couvrons l'actualité réunionnaise et internationale avec rigueur et objectivité. Notre mission : informer les citoyens avec des analyses approfondies sur la politique, la société, l'économie et la culture.

8 commentaires

  1. Chloé C. Moreau le

    Intéressant de constater que des événements naturels majeurs comme ce tsunami peuvent encore receler des inconnues après si longtemps.

  2. Chloé Bernard le

    Quelques questions persistent sur les causes précises de ce tsunami de 1956. Hepère que ce travail apportera des réponses claires.

  3. Fascinant de voir comment l’étude des fonds marins peut élucider des mystères géologiques anciens. Les avancées technologiques permettent de mieux comprendre notre planète.

  4. Claire V. Petit le

    Belle initiative que cette exploration submariante pour percer les secrets d’un séisme passé. Espérons qu’elle inspirera d’autres recherches.

Laisser une réponse