Listen to the article

0:00
0:00

Viser la Lune, ça ne lui fait pas peur. Mais on n’ira pas jusqu’à parler d’« usure », comme Amel Bent dans sa chanson Ma philosophie, car Frédéric Moynier est plutôt du genre infatigable et n’est pas si facile à attraper. Entre deux rendez-vous à Washington et en Chine, le chercheur de l’Institut de physique du globe de Paris (IPGP) nous reçoit dans son bureau, à deux pas du Muséum national d’histoire naturelle, qui abrite l’une des plus larges collections de roches du monde, y compris d’origine extraterrestre. Pas de quoi impressionner notre hôte du jour, qui conserve dans son bureau des échantillons des astéroïdes Ryugu et Bénou, rapportés sur la Terre par les agences spatiales japonaise et américaine au prix d’audacieuses missions. Ces quelques grains conservés dans de lourds conteneurs spéciaux dont la paroi métallique fait plusieurs centimètres d’épaisseur ne sont pas les seuls trésors sur lesquels travaille ce cosmochimiste.

Son coffre-fort contient également des roches lunaires du programme Apollo et de la mission Chang’e-5. Car Frédéric Moynier, nommé en janvier directeur adjoint de la recherche à l’IPGP, est l’un des rares chercheurs au monde à travailler sur les roches lunaires des programmes à la fois américains et chinois. Une reconnaissance internationale qui va de pair avec celle du domaine dont il s’est fait très tôt l’un des grands spécialistes, et qui est devenu indispensable dans notre compréhension de l’histoire du Système solaire, celui de la géochimie isotopique des métaux.

Il vous reste 81.15% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Partager.

Salle de presse de TheNews.re. Nous couvrons l'actualité réunionnaise et internationale avec rigueur et objectivité. Notre mission : informer les citoyens avec des analyses approfondies sur la politique, la société, l'économie et la culture.

17 commentaires

  1. Marie Moreau le

    Interesting update on Frédéric Moynier, le cosmochimiste qui a décroché la Lune. Curious how the grades will trend next quarter.

Laisser une réponse