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C’était le 16 mai 2024 : Francis Ford Coppola faisait son retour à Cannes, après quelques années d’absence, pour présenter son film Megalopolis. A la sortie, le cinéaste américain signe des autographes en smoking, avec, au poignet, une montre F.P. Journe, un prototype suisse extrêmement complexe inventé par l’horloger François-Paul Journe.
Dix-huit mois plus tard, Megalopolis a tourné à la catastrophe, avec 14,4 millions de dollars de recettes pour un coût supérieur à 100 millions. Et la F.P. Journe est mise aux enchères à New York par la maison Phillips, samedi 6 et dimanche 7 décembre. Estimation minimale, 1 million de dollars, sans doute plus. Un autre prototype de cette montre, qui a la particularité d’être ajourée et de présenter au centre du cadran une main gantée, des doigts apparaissant et disparaissant en fonction de l’heure, est parti pour plus de 5 millions de dollars lors d’une vente de charité à Genève (Suisse).
« J’ai besoin de trouver de l’argent pour maintenir le navire à flot », a déclaré le réalisateur de la trilogie du Parrain au New York Times fin octobre, depuis Rome. Le metteur en scène, âgé de 86 ans, vend sept montres de collection, dont une Breguet et trois Patek Philippe, qui seront loin de renflouer le « trou » laissé par Megalopolis. Le film a échoué à être sélectionné aux Oscars 2025, mais Francis Ford Coppola a été élu pire réalisateur par les Razzie Awards, les anti-Oscars, pour son travail sur ce drame futuriste, qui était nommé pour six prix, dont ceux du pire film et du pire scénario.
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9 commentaires
Une montre à 1 million de dollars, c’est beaucoup, mais Coppola a dû y investir autant, voire plus, dans son film.
C’est un pari osé, mais l’art ne se vend pas toujours.
Peut-être qu’il aurait dû réduire les frais de production dès le départ.
Je me demande quelle sera la réaction des collectionneurs face à cette vente forcée.
Les collectionneurs sauront-ils résister à l’appel de ces pièces uniques ?
Dommage que Megalopolis n’ait pas marché, mais ça arrive. Ces ventes aux enchères pourraient l’aider à rebondir.
Vendre des montres de luxe pour couvrir les pertes d’un film, c’est une première pour Coppola. J’espère que ça marchera pour lui.
Le cinéma est un milieu risqué, mais ces montres pourraient lui rapporter un joli pactole.
Un cinéaste de sa trempe mérite-t-il vraiment de se retrouver dans cette situation ?