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Pas de conclusion tranchée mais une petite musique qui suggère la prudence. Le Conseil d’orientation des retraites (COR) s’est récemment penché sur une question controversée qui occupe une place grandissante dans le débat public à mesure que la date de l’élection présidentielle approche : est-ce que notre système de pensions « doit s’orienter vers davantage de capitalisation » ? Le pour et le contre ont été soupesés au cours d’une réunion plénière de l’institution, le 18 décembre 2025, en sollicitant le concours de plusieurs experts renommés. Une séance de cogitation collective, qui, aux dires de plusieurs participants, a su éviter l’embûche du plaidoyer sans recul ou du procès à sens unique.
En France, les retraites reposent, pour l’essentiel, sur un principe de répartition : les cotisations des actifs servent à payer directement les pensions de ceux qui les touchent aujourd’hui. La capitalisation, elle, obéit à une logique différente : les cotisations versées par l’individu qui travaille sont placées en Bourse par des sociétés d’assurance ou des organismes spécialisés (des fonds de pension) dans l’optique de constituer un pécule appelé à croître au fil du temps avant d’être redistribué au cotisant quand il part à la retraite.
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17 commentaires
Les rendements en Bourse ne sont jamais garantis, c’est un risque à ne pas négliger.
Effectivement, la stabilité des pensions est un enjeu majeur.
Passer à la capitalisation reviendrait à abandonner le principe de solidarité du système actuel.
C’est un point crucial, la répartition garde des avantages sociaux indéniables.
Le COR semble hésiter, ce qui est compréhensible face à un sujet aussi complexe.
Oui, équilibrer rendement et sécurité n’est pas simple.
Les fonds de pension sont souvent gérés de manière opaque, un risque pour les retraités.
La transparence est effectivement essentielle pour gagner la confiance.
La capitalisation peut offrir des rendements intéressants, mais elle reste risquée, surtout en période d’incertitude économique.
C’est vrai, la diversification reste la clé pour limiter les risques.
Le débat mérite d’être approfondi, surtout avec l’essor des fonds de pension.
La capitalisation pourrait attirer les jeunes générations, plus enclines à investir en bourse.
C’est une perspective à explorer, mais avec prudence.
Le système actuel a travaillé pendant des décennies, pourquoi le changer ?
La question mérite un débat approfondi.
La diversification des placements pourrait être une solution intermédiaire.
Une voie intéressante à étudier.