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L’un des deux détenus qui s’étaient évadés de la prison de Dijon dans la nuit de mercredi à jeudi après avoir scié les barreaux de leur cellule a été interpellé en Saône-et-Loire, a annoncé le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, vendredi 28 novembre.

Sur X, M. Nuñez a adressé ses « félicitations à la BRI [brigade de recherche et d’intervention] et à la police judiciaire de Dijon qui ont interpellé » vendredi matin « l’un des deux individus évadés » de la maison d’arrêt.

« Sous réserve de la vérification formelle de son identité, il s’agit très probablement de l’une des deux personnes (celle âgée de 32 ans) évadées la veille de la maison d’arrêt de Dijon », a déclaré dans un communiqué le procureur de Dijon, Olivier Caracotch. « Près d’une centaine de fonctionnaires de police » restent mobilisés, selon le parquet de Dijon, « pour parvenir à l’interpellation de la seconde personne en fuite », a-t-il ajouté.

L’autre détenu, en fuite, a déjà été condamné, malgré ses 19 ans, à une dizaine de reprises pour des violences aggravées et enlèvement notamment. Il était en détention provisoire après avoir été mis en examen pour tentative d’assassinat et association de malfaiteurs.

Des lames de rasoir probablement livrées par drone

Ce jeune majeur est « potentiellement dangereux », avait précisé jeudi Paul-Edouard Lallois, procureur de la République de Montbéliard (Doubs), où est instruit le dossier. Incarcéré à de « très nombreuses reprises alors qu’il était mineur », il est « dans le registre de la criminalité organisée » et est soupçonné d’avoir participé à « un règlement de comptes sur fond de narcotrafic » à Montbéliard, après avoir été recruté pour exécuter un « contrat criminel », avait-il détaillé.

Le détenu retrouvé vendredi était également en détention provisoire, pour « des menaces et violences habituelles aggravées sur conjointe », selon le parquet de Dijon.

Les prisonniers se sont évadés tôt jeudi matin, « à l’ancienne », selon les syndicats pénitentiaires, en sciant les barreaux de leur cellule avec de simples lames de scie à métaux. « L’hypothèse la plus probable » est que ces lames aient été livrées par drone, selon M. Caracotch, qui a rappelé que, il y a peu, le tribunal de Dijon avait condamné un individu pour des livraisons par drone dans cette prison, « notamment de lames de scie ».

Vétuste, la maison d’arrêt, située proche du centre-ville, n’est pas couverte de filets contre les drones. Une fois sortis de leur cellule, les détenus ont utilisé des draps pour couvrir les fils de lames de rasoir habillant le premier mur d’enceinte et ainsi l’escalader pour arriver dans la cour de la prison. Ils n’avaient plus alors qu’à sortir « par le porche du site pénitentiaire », selon M. Caracotch. Ce porche s’ouvre le matin pour laisser entrer le personnel, ont expliqué plusieurs sources proches du dossier.

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