Listen to the article

0:00
0:00

Son regard pétille encore, mais elle est d’un calme olympien. Alexia Barrier donne l’impression d’avoir déjà digéré la prouesse, celle d’avoir établi le premier temps de référence 100 % féminin dans le Trophée Jules-Verne. Son pull bleu, barré d’une inscription blanche en lettres déliées – « Dream on » (« continue de rêver ») – dit pourtant l’inverse : aucun répit ne semble à l’ordre du jour.

Lundi 26 janvier, la navigatrice française et ses sept équipières bouclaient leur tour du monde, sans escale et sans assistance, en 57 jours, 21 heures et 20 minutes. Depuis, Alexia Barrier a très peu dormi. Après les embrassades et la fête à Brest (Finistère), elle enchaîne les entretiens avec les médias, à Paris. Le repos attendra deux bonnes semaines, le temps de discuter avec les partenaires et d’esquisser la suite. Ce rythme effréné est aussi révélateur de la trajectoire de la navigatrice niçoise, qui concède volontiers être « hyperactive ».

Son exploit a d’abord émergé d’un constat. Après la Transat Jacques Vabre 2021 en double, Alexia Barrier parcourt les annales du Trophée Jules-Verne. « Il n’y avait pas de femme. Je n’avais jamais percuté. Et là, ça m’énerve », raconte-t-elle. Depuis la création du défi, en 1993, aucun équipage 100 % féminin n’avait encore bouclé la circumnavigation planétaire. « Quand quelque chose m’agace, j’essaie de changer les choses à mon niveau », ajoute-t-elle.

Il vous reste 82.68% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Partager.

Salle de presse de TheNews.re. Nous couvrons l'actualité réunionnaise et internationale avec rigueur et objectivité. Notre mission : informer les citoyens avec des analyses approfondies sur la politique, la société, l'économie et la culture.

14 commentaires

  1. Interesting update on « Etre marin, ce n’est pas une question de genre » : Alexia Barrier, la navigatrice qui veut féminiser la course au large. Curious how the grades will trend next quarter.

Laisser une réponse