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Longtemps réservé aux patrimoines les plus élevés, le « private equity », l’investissement dans le non-coté, s’est imposé comme un pilier des stratégies des grandes fortunes. Selon le baromètre de l’Association française du family office, il représente désormais 37,5 %, dont 28,2 % investis en direct, des allocations de ces structures d’accompagnement attachées à une ou plusieurs familles pour gérer leur patrimoine.
Plus surprenant, le private equity commence à infuser bien au-delà de ce cercle restreint. D’après un sondage Odoxa réalisé en novembre 2025, 54 % des Français se disent intéressés, et 42 % à condition qu’on leur explique clairement son fonctionnement.
Car derrière l’étiquette générique du private equity se cache une constellation de stratégies : venture capital, capital-croissance, LBO (leveraged buy-out), dette privée, fonds secondaires ou infrastructures. « Toutes ces formes poursuivent la même logique : financer l’économie réelle, accompagner les entreprises puis revendre la participation en créant de la valeur », résume Olivier Philipp, consultant chez Arthur D. Little.
En théorie, les fondamentaux restent solides. Sur une longue période, la performance historique demeure attractive, avec un taux de rendement net annuel de 12,4 % sur dix ans, supérieur à celui des marchés cotés. Surtout, le tissu économique français reste profond et peu sujet à la surchauffe. « On ne compte en France que 8 000 entreprises ayant ouvert leur capital, un chiffre insuffisant pour alimenter une bulle spéculative, rappelle Christophe Deldycke, président de Turenne Groupe. Le private equity hors start-up repose sur des activités ancrées dans le réel : climatisation, campings, réseaux de boulangeries, centres de soins. Ce n’est pas un produit spéculatif. »
Une zone de turbulences
C’est précisément cette économie réelle que la puissance publique cherche désormais à mobiliser. Depuis fin 2024, la loi industrie verte impose une part de non-coté dans les allocations pilotées de l’assurance-vie et des plans d’épargne-retraite. Objectif affiché : orienter environ 5 milliards d’euros par an vers les petites et moyennes entreprises, les entreprises de taille intermédiaire, les infrastructures et la dette privée, en permettant au grand public de capter une fraction des rendements historiquement réservés aux professionnels.
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12 commentaires
If AISC keeps dropping, this becomes investable for me.
Good point. Watching costs and grades closely.
Nice to see insider buying—usually a good signal in this space.
Good point. Watching costs and grades closely.
Production mix shifting toward Economie might help margins if metals stay firm.
Good point. Watching costs and grades closely.
The cost guidance is better than expected. If they deliver, the stock could rerate.
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Interesting update on Epargne : les promesses du « private equity » grand public seront-elles tenues ?. Curious how the grades will trend next quarter.
Silver leverage is strong here; beta cuts both ways though.