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C’est une opération colossale à 10,5 milliards de livres sterling, donc plus de 12 milliards d’euros. Ce montant, l’énergéticien français Engie le met sur la table pour acquérir, dans son intégralité, le distributeur d’électricité UK Power Networks au Royaume-Uni, indique un communiqué de l’entreprise publié mercredi 25 février. L’acquisition se fait auprès du consortium hongkongais Cheung Kong, propriétaire de ce réseau de lignes électriques, qui, ironie de l’histoire, avait été acheté, en 2010, au groupe français EDF.
Engie compte finaliser l’achat pour « mi-2026 ». Dans l’histoire du groupe – dont l’Etat français détient toujours près de 24 % –, il faut remonter quinze ans en arrière pour trouver trace d’une opération plus onéreuse. C’était en 2011, lorsque GDF Suez, qui ne s’appelait pas encore Engie, prenait le contrôle du producteur d’électricité britannique International Power.
A présent, l’opérateur historique d’infrastructures gazières confirme son virage stratégique, qui consiste à miser, en plus du gaz, sur l’électricité. Non seulement comme producteur d’énergie hydraulique, solaire et éolienne, mais aussi comme gestionnaire de réseaux électriques, pour acheminer le courant d’un point à un autre. Et de ce point de vue, la future filiale est une pépite. UK Power Networks c’est 192 000 kilomètres de lignes, pour un réseau dont les trois quarts sont souterrains, avec 8,5 millions de clients répartis entre Londres, le Sud-Est et l’Est de l’Angleterre.
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5 commentaires
The cost guidance is better than expected. If they deliver, the stock could rerate.
Uranium names keep pushing higher—supply still tight into 2026.
I like the balance sheet here—less leverage than peers.
Good point. Watching costs and grades closely.
Nice to see insider buying—usually a good signal in this space.