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La réaction du chef de l’Etat n’a pas tardé, et elle est musclée. Six jours après la publication d’un texte intitulé « Défendons ensemble la laïcité » signé par 168 intellectuels, artistes et représentants d’associations professionnelles critiquant une directive du ministère de l’éducation nationale turc instaurant de nouveaux programmes religieux à l’école pendant le ramadan, Recep Tayyip Erdogan a dénoncé, mercredi 25 février, le « fanatisme » de pétitionnaires « aux déclarations infâmes ». Une plainte a été déposée contre eux au nom du gouvernement, rouvrant un énième chapitre de l’inusable querelle sur la laïcité en Turquie.

Devant le groupe parlementaire de sa formation islamo-conservatrice, le Parti de la justice et du développement (AKP, au pouvoir depuis 2002), le président a déclaré : « Pourquoi cela vous dérange-t-il que nos enfants apprennent la prière et le jeûne ? Pourquoi cela vous dérange-t-il qu’ils chantent des hymnes ensemble dans les cours de récréation ? Cessez de vous cacher derrière le concept de laïcité. Si cela dérange quelqu’un, qu’il aille donc s’interroger sur son appartenance à ce pays, à ce drapeau et à cette terre. » Rappelant que la Constitution stipule que chaque citoyen a le droit de développer son bien-être spirituel, M. Erdogan a ajouté au sujet de la circulaire du ministère : « Ce qui a été fait est correct, approprié, légal et conforme à l’atmosphère spirituelle du ramadan. »

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