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L’usage dicterait de lui donner du « Votre Excellence », mais vous pouvez aussi bien l’appeler Jean-Pierre. Avec son visage bonhomme, son ventre arrondi et ses manières directes, Jean-Pierre Latour est le genre d’individu qui sait mettre à l’aise. C’est d’ailleurs comme « tiers de confiance » dans une société fiduciaire (un cabinet de comptable amélioré) qu’il travaille, en parallèle d’une carrière dans la diplomatie qui a fait de lui le consul honoraire des Seychelles en Suisse, en 2021.
Quand il ne se repose pas dans sa villa seychelloise, ce bientôt septuagénaire, qui possède trois nationalités – belge, suisse et seychelloise –, vit dans un appartement à Zoug, à une trentaine de kilomètres au sud de Zurich. Jusqu’à récemment, Jean-Pierre Latour y menait une vie paisible et confortable, semblable au ronron de sa Rolls-Royce, un imposant coupé bleu marine qu’il conduit lui-même pour faire le trajet, à Zoug, de son domicile au consulat.
Cette ville de 30 000 habitants entre lac et montagne offre au visiteur une image de carte postale de la Suisse, avec ses maisons qui semblent construites en pain d’épice et ses piétons à qui il ne viendrait pas à l’esprit de traverser au feu rouge. En plus de sa fiscalité très douce, le canton du même nom affiche un des taux de criminalité les plus bas du pays.
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13 commentaires
Quand le luxe et la diplomatie se rencontrent, on est en droit de se poser des questions.
D’autant plus que Zoug est un lieu stratégique pour les affaires offshore.
Une Rolls-Royce pour conduire de chez soi au consulat, voici un détail qui donne le ton.
Certainement une façon de rappeler son statut et son aisance financière.
Trois nationalités, une villa aux Seychelles et un appartement à Zoug. Une vie qui semble très confortable.
Cela mène à des questions sur l’origine de sa fortune, surtout dans le contexte de son métier.
Son allure chaleureuse contraste avec les activités souvent opaques des sociétés fiduciaires.
C’est vrai, son apparence ne correspond pas toujours aux réalités de son monde professionnel.
Un récit fascinant qui mêle diplomatie et vie secrète. Jean-Pierre Latour semble mener une double existence intriguante.
On se demande quels secrets se cachent derrière son rôle de consul et son travail en fiduciaire.
Effectivement, cette histoire rappelle les romans d’espionnage où les apparences sont trompeuses.
Zoug, ville pittoresque mais aussi connue pour ses sociétés écrans. Coïncidence ou pas ?
La Suisse a souvent été associée à des affaires de ce genre, donc ce n’est pas surprenant.