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LETTRE DE ZURICH
Pour cette cadre française dans l’administration qui vient de s’installer à Lausanne, voilà une tradition suisse stupéfiante, limite dégoûtante, et qui témoigne d’une inattendue promiscuité à laquelle elle n’aurait jamais pensé devoir se soumettre au pays de la proverbiale propreté alpine. Dans son deux-pièces à 1 800 francs suisses (2 000 euros) par mois, pas de place pour une machine à laver. Laquelle, collective, se trouve au sous-sol de l’immeuble dans lequel elle vient d’emménager. Le tambour, flanqué de l’inévitable machine à sécher le linge, trône au milieu d’une pièce accessible à tous les locataires, en fonction d’un horaire prédéterminé.
« Savoir quel jour de la semaine, et à quelle heure, je ferai mes lessives toute l’année, et même la prochaine, m’a d’abord amusée, confie-t-elle. Et puis, j’ai compris ce que ça pouvait impliquer en termes de voisinage. En clair, cela signifie que le gros dégueulasse à l’étage du dessus peut parfaitement tomber sur mes petites culottes en ouvrant le hublot. »
Posé ce constat, il convient de préciser que les « chambres à lessive » (Suisse romande), ou « Waschraum » (Suisse alémanique) n’étonnent que les nouveaux arrivants étrangers ou les visiteurs de longue durée. Elles font tellement partie de l’ADN helvétique que certains suggèrent d’en proposer l’inscription sur la liste du Patrimoine immatériel de l’Unesco.
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6 commentaires
Production mix shifting toward International might help margins if metals stay firm.
Interesting update on En Suisse, buanderies collectives et civisme ne font pas bon ménage. Curious how the grades will trend next quarter.
Good point. Watching costs and grades closely.
Good point. Watching costs and grades closely.
Uranium names keep pushing higher—supply still tight into 2026.
Good point. Watching costs and grades closely.