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LETTRE DE VARSOVIE

L’iconique table ronde, élément-clé de la transition démocratique en Pologne il y a trente-six ans, n’a plus droit de cité à la présidence de la République. Le président nationaliste, Karol Nawrocki, l’a fait savoir le 18 décembre, lui qui y avait posé ses valises quatre mois plus tôt, après avoir remporté le scrutin présidentiel au printemps 2025.

Le chef d’Etat, en opposition frontale avec le gouvernement de centre droit, s’est fièrement affiché sur les réseaux sociaux, alors que ladite table était en cours de démantèlement en arrière-fond : « Mesdames et messieurs, aujourd’hui, le postcommunisme a pris fin », s’est-il réjoui, annonçant que ce meuble s’apprêtait à déménager dans le nouveau Musée de l’histoire de la Pologne, à Varsovie, où il devrait être exposé en 2027, après restauration.

C’est autour de cette table de 8 mètres de diamètre que plusieurs militants de Solidarnosc, dont son chef de file, Lech Walesa, avaient accepté de s’asseoir à deux reprises, en 1989, en séance plénière, avec les représentants du pouvoir communiste, sous l’égide des Eglises catholique et protestante, pour se mettre d’accord sur une transition vers la démocratie.

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5 commentaires

  1. Intéressant de noter comment les symboles politiques évoluent avec le temps. Cette table a-t-elle encore sa place dans le débat démocratique actuel?

    • Elle fait partie de l’histoire, mais son déplacement vers un musée montre peut-être qu’elle appartient désormais au passé.

  2. La relégation de la table ronde au musée symbolise-t-elle une réécriture de l’histoire ou simplement un changement de priorités pour la Pologne actuelle? La question mérite d’être posée.

    • Claire D. Bernard le

      Certains y voient une manière de tourner définitivement la page sur les compromis du passé, mais est-ce vraiment un processus achevé?

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