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Le gouvernement prend de sérieux risques, politiques et juridiques, avec son projet de « consultation anticipée » sur l’accord de Bougival (Yvelines) du 12 juillet, qui doit inscrire un Etat de la Nouvelle-Calédonie dans la Constitution française. Oui ou non : les habitants du territoire seront appelés, début 2026, à se prononcer sur le texte de cet accord paru au Journal officiel, en réalité un projet d’accord signé entre l’Etat, les indépendantistes et les non-indépendantistes, mais rejeté, en août, par le Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS) et son principal parti, l’Union calédonienne (UC).
Le projet de loi ordinaire organisant le scrutin devrait être examiné en conseil des ministres, le 10 décembre, et déposé au Sénat, début janvier 2026, par Naïma Moutchou, la ministre des outre-mer. Mercredi 26 novembre, c’est dans une ambiance plus que sceptique que Mme Moutchou a défendu la consultation anticipée, lors d’une réunion des parlementaires du groupe de contact sur la Nouvelle-Calédonie. « Nous avons de profondes réserves. Le gouvernement manque de clarté. On ne comprend pas sa vision politique », explique au Monde le député du Calvados Arthur Delaporte, au nom du groupe socialiste, sur lequel compte pourtant l’exécutif pour « avancer » sur le dossier institutionnel néo-calédonien.
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17 commentaires
La Nouvelle-Calédonie est un territoire riche en ressources, notamment en nickel. Cette consultation pourrait avoir des répercussions majeures sur le secteur minier local.
Le nickel est crucial pour l’économie. Une instabilité politique nuirait à son développement.
Vrai, surtout si les indépendantistes l’emportent. Cela pourrait changer les politiques d’exploitation minière.
Pourquoi une consultation si tôt ? Le processus semble opéré en hâte, ce qui inquiète.
Peut-être pour devancer des mouvements indépendantistes qui gagnent en force.
Les indépendantistes sont minoritaires, mais leur refus de l’accord pose question. Seront-ils écoutés ?
Leur opposition montre que la situation est plus complexe qu’il n’y paraît.
Le gouvernement prend des risques en forçant les consultations. Y a-t-il une urgence ?
Pas évidente, sauf pour calmer les tensions politiques à Paris.
Le nickel est une ressource stratégique. Toute instabilité politique pourrait effrayer les investisseurs.
C’est un point crucial, surtout dans un secteur si capitalistique.
Pourquoi une consultation si complexe ? Les habitants méritent des clarifications.
Justement, la confusion règne. Les enjeux sont mal expliqués.
Une consultation juridique risquée. Si le Front gagne, que se passe-t-il ? L’État a-t-il prévu un plan B ?
Pas sûr, et c’est ça le problème. Tout semble improvisé.
Le FLNKS rejette l’accord, pourtant le gouvernement va de l’avant. Cela pourrait envenimer les tensions.
Exact, et les divisions politiques sont déjà profondes en Calédonie.