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Collés à des quartiers pavillonnaires, les hauts murs gris de la gigantesque usine de batteries Samsung de Göd, en Hongrie, bouchent le paysage. « Ils ont construit quelques parois antibruit, mais cela ne suffit pas toujours à couvrir les bourdonnements. Ils disent aussi que la fumée est seulement de la vapeur d’eau, mais il faudrait bien plus de contrôles, comme ils travaillent avec une trentaine de matières dangereuses dont du nickel, du cobalt ou du manganèse », s’inquiète, en cette fin février, Zsuzsa Bodnar, qui habite à quelques kilomètres de l’usine, dans cette ville résidentielle paisible de 20 000 habitants située à 30 kilomètres au nord de Budapest.

Journaliste et activiste environnementale, cette femme de 62 ans mène depuis 2020 une croisade contre ce site de production de batteries parmi les plus grands d’Europe qu’elle accuse d’émettre du solvant N-Méthyl-2-pyrrolidone, un produit classé comme toxique pour la reproduction par les autorités européennes. Longtemps, cette ancienne professeure de littérature à la longue chevelure et sa petite association Göd-ERT (« pour Göd »), regroupant des habitants inquiets de l’impact de l’usine sur l’environnement et les prix de l’immobilier, ont mené leur combat un peu seuls, en multipliant les recours juridiques contre l’Etat hongrois pour obtenir des données sur ces émissions ou en faisant eux-mêmes des tests avec l’aide de l’ONG Greenpeace.

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14 commentaires

  1. Louis Moreau le

    Interesting update on En Hongrie, une usine de batteries géante pollue la campagne de Viktor Orban. Curious how the grades will trend next quarter.

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