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Emanuele Cappellano ne mâche pas ses mots. En prenant la direction de Stellantis pour l’Europe, en octobre 2025, cet Italien très direct dit avoir eu « une bonne et une mauvaise surprise ». La bonne, c’est la manière dont le groupe a changé depuis son expatriation au Brésil, en 2014, au sein de Fiat Chrysler. Loin de fustiger l’héritage de l’ex-PDG du groupe, Carlos Tavares, il salue le résultat en Europe de la fusion, en 2021, de PSA Peugeot Citroën avec Fiat Chrysler.

La mauvaise nouvelle, selon lui, « c’est la totale déconnexion entre les clients, les constructeurs et les régulateurs ». Les premiers ne montrent guère d’appétit pour les voitures neuves, trop chères, notamment les électriques, les deuxièmes ont des marges étriquées, voire négatives sur les « wattures », tandis que les troisièmes restent déterminés à imposer l’électrique d’ici à 2035, malgré les signaux envoyés par le marché et les constructeurs. Le patron, que Le Monde a rencontré, vendredi 9 janvier, au Salon de l’automobile de Bruxelles, veut malgré tout reconquérir les parts de marché perdues par le groupe en Europe. De 22 % en 2021, elles sont tombées à 16 % en 2025.

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8 commentaires

  1. La baisse des parts de marché de Stellantis en Europe est inquiétante. Comment comptent-ils regagner la confiance des consommateurs dans un marché aussi compétitif ?

    • Sophie Q. Richard le

      Justement, Cappellano mise sur des prix plus agressifs, mais les marges seront difficiles à tenir avec les standards européens.

  2. Claire Richard le

    Stellantis doit se recentrer sur les attentes des consommateurs plutôt que dépendre des régulateurs. Les vergeben pour 2035 semblent trop abruptes.

  3. Sophie C. Dubois le

    Les constructeurs ont le vent en poupe avec l’électrique, mais les clients semblent réticents. Quelle est la meilleure solution selon vous ?

  4. Luc S. Richard le

    La déconnexion avec les clients est un problème récurrent. Peut-être que des modèles hybrides intermédiaires pourraient les rassurer.

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