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Au moins 21 personnes ont été tuées, dimanche 18 janvier, lors du déraillement de deux trains près d’Adamuz, en Andalousie, dans le sud de l’Espagne, a annoncé la police espagnole dans un nouveau bilan qui ne cesse de grimper. Les services de secours de cette région du sud de l’Espagne avaient, un peu plus tôt, fait état d’au moins 25 personnes grièvement blessées.

Un train de la compagnie Iryo, parti de Malaga (sud) pour rallier Madrid, « a déraillé » près d’Adamuz, « empiétant sur la voie adjacente » où circulait un convoi avec lequel il est entré en collision et « qui a également déraillé », a expliqué, sur X, le gestionnaire du réseau ferroviaire espagnol (Adif). Le train était parti à 18 h 40 de Malaga à destination de Puerta de Atocha, et a déraillé vers 19 h 39 à hauteur d’Adamuz, selon un porte-parole de la compagnie ferroviaire cité par El País.

Les images diffusées à la télévision publique montraient les deux trains entourés d’une foule de personnes et d’ambulances, tandis que les services d’urgence s’efforçaient de venir en aide aux blessés.

C’est comme si « un tremblement de terre » avait secoué le wagon, a témoigné un journaliste de la radio publique RNE qui voyageait dans l’un des trains, à la télévision publique TVE. Les occupants du wagon ont pris les marteaux de secours pour briser les vitres et commencer à sortir du convoi, a-t-il encore raconté.

Selon les médias espagnols, plus de 300 personnes se trouvaient dans le train de Yrio et plus de 100 dans l’autre train, appartenant à la compagnie nationale espagnole Renfe. Selon un témoin qui s’est exprimé sur la chaîne publique TVE, l’un des wagons du premier train qui a déraillé se serait entièrement renversé.

Des services de secours dépêchés sur place

« Nous avons dépêché sur place des services de secours d’urgence et un soutien logistique pour aider en tout ce qui sera nécessaire », a fait savoir sur X le président de la région d’Andalousie, Juan Manuel Moreno. « Le gouvernement travaille avec les autres autorités compétentes et les services d’urgence pour venir en aide aux passagers », a également assuré le premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, se disant « très préoccupé » par l’accident.

Les services d’urgence de la région d’Andalousie ont annoncé sur le réseau social X avoir dépêché sur place cinq unités mobiles de soins intensifs et quatre unités de soins critiques d’urgence. Ils ont aussi mis en place une ligne téléphonique pour répondre aux familles des victimes de l’accident. Trois points d’assistance ont été mis en place à Madrid, Huelva et Cordoue, ont-ils précisé.

Le ministre des transports espagnol, Oscar Puente, s’est rendu au centre d’urgence de la garde d’Atocha pour suivre l’évolution de la situation, selon El País. Face à la situation, la circulation des trains à grande vitesse est interrompue entre Madrid et plusieurs villes de l’Andalousie – Cordoue, Séville, Malaga et Huelva – « au moins toute la journée du lundi 19 janvier », a fait savoir, sur X, le gestionnaire du réseau ferroviaire espagnol.

De son côté, la famille royale espagnole a dit dans un communiqué sa « grande inquiétude » suite à ce « grave accident », et a présenté ses « plus sincères condoléances aux familles et aux proches des victimes ».

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