Listen to the article
Un policier du commissariat d’Angoulême, soupçonné d’avoir tenté d’enlever plusieurs femmes sous la menace d’une arme en Charente, a reconnu en garde à vue le viol d’une adolescente de 17 ans début 2025, ainsi que cinq tentatives d’enlèvement, a annoncé jeudi 15 janvier le parquet.
Le mis en cause, âgé de 45 ans, avait été interpellé mardi après la violente agression, la semaine dernière à Nersac (à 10 kilomètres à l’ouest d’Angoulême), d’une femme de 60 ans ayant réussi à mettre son agresseur en fuite à l’aide d’un canif.
Son témoignage a permis aux enquêteurs d’effectuer des rapprochements avec les agressions, survenues entre novembre 2025 et janvier 2026, de quatre femmes âgées respectivement de 18, 19, 53 et 61 ans, qui avaient chacune pu prendre la fuite. De même, un lien était établi avec le viol d’une adolescente de 17 ans survenu le 31 janvier 2025.
Après les avoir contestés lors d’une première audition, le mis en cause a finalement reconnu « l’ensemble des six faits », confronté notamment à son ADN recueilli dans l’enquête sur les faits du 31 janvier 2025, a précisé dans un communiqué le vice-procureur Mathieu Auriol.
« Monte, ou je te bute »
Ce jour-là, une jeune fille qui attendait son bus scolaire à Nersac avait vu s’arrêter un véhicule conduit par un individu cagoulé. Ce dernier lui avait ordonné de monter, menaçant de lui trancher la gorge, puis l’avait conduite sur un chemin communal pour lui imposer une fellation et des attouchements, selon le parquet.
Les enquêteurs de la gendarmerie ont pu établir un mode opératoire similaire sur plusieurs faits : un conducteur au visage dissimulé, muni d’une arme de poing et prononçant les mots « monte, ou je te bute ».
Les investigations de téléphonie et de vidéosurveillance, menées notamment par la brigade de recherches d’Angoulême, ont également permis d’identifier la présence du véhicule du suspect lors de chacune des cinq tentatives d’enlèvement.
Le mis en cause, ancien membre de la brigade anticriminalité (BAC), selon le quotidien La Charente libre, est formateur technique au commissariat d’Angoulême mais « n’est pas en charge d’enquêtes », souligne le parquet.
Le fonctionnaire a été présenté jeudi en vue de l’ouverture d’une information judiciaire pour tentatives d’enlèvement, enlèvement, séquestration pour faciliter un crime, agression sexuelle avec arme, et viol avec arme. Le parquet a requis son placement en détention provisoire.










7 commentaires
Quels mécanismes auraient pu empêcher ces crimes ? Une meilleure formation ou des psychological tests plus rigoureux ?
C’est une question complexe, mais des psychologues devraient sûrement analyser les failles du système.
C’est choquant de voir un policier impliqué dans de tels actes. Cela ébranle la confiance en notre système de sécurité.
总之 c’est une situation tragique pour les victimes. J’espère que la justice sera exemplaire.
Oui, et cela soulève des questions sur les contrôles internes dans la police.
Les victimes ont fait preuve d’un grand courage en se défendant et en témoignant.
Absolument, leur témoignage a été crucial pour résoudre cette affaire.