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La petite porte de bois semble presque incongrue, surmontée d’épaisses couches de neige compacte et entourée de blanc à perte de vue. Elle ouvre sur une cave creusée dans la glace, longue de 35 mètres, large et haute de 5 mètres.
La grotte se situe au cœur de l’Antarctique, tout près de la station de recherche franco-italienne Concordia. C’est là, dans ce frigo naturel où la température se maintient à – 52 °C toute l’année, que les scientifiques viennent d’inaugurer le premier sanctuaire mondial des archives glaciaires. Objectif : préserver pour les générations futures un patrimoine inestimable mais en voie de disparition, celui des glaciers de montagnes.
Ce projet, lancé en 2015 et baptisé « Ice Memory », est mené par sept institutions scientifiques – dont le CNRS – françaises, italiennes et suisses, . « Ce sanctuaire est l’une des installations scientifiques de conservation les plus innovantes et les plus isolées jamais construites », indique la Fondation Ice Memory, à l’origine de l’initiative. Les glaces y seront préservées, sur le long terme, de toute contamination, panne, erreur humaine ou conflit.
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7 commentaires
Incroyable que ces archives glaciaires soient si bien protégées des aléas humains ou technologiques.
C’est vrai, un endroit idéal pour des échantillons précieux.
Le sanctuaire glaciaire en Antarctique est une idée brillante, mais son accessibilité pose question.
Effectivement, la logistique à -52°C doit être un défi considérable.
Intéressant projet de conservation des glaces. J’espère que cela permettra d’étudier leur évolution dans le temps.
Je me demande quelles données spécifiques ils espèrent préserver.
Oui, c’est une initiative précieuse pour comprendre les changements climatiques.