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La France a légèrement redressé le cap, mais toujours pas suffisamment pour éviter la sortie de route. Les émissions de gaz à effet de serre devraient diminuer de 1,6 % en 2025 par rapport à 2024, et atteindre 363 millions de tonnes équivalent CO2, selon une estimation publiée mardi 13 janvier par le Citepa, l’organisme chargé de l’inventaire national des émissions. Ce chiffre marque une légère amélioration par rapport à la précédente prévision (− 0,8 %). Mais le pays est encore très loin de la bonne trajectoire : il doit baisser ses émissions de 4,6 % par an pour tenir ses objectifs climatiques pour 2030, ce qui revient à aller trois fois plus vite.
Ce modeste recul pourrait traduire « un ralentissement de la dynamique observée ces dernières années », met en garde le Citepa, qui livrera son évaluation annuelle finale en avril. Après de fortes baisses en 2022 et 2023 (− 3,9 % et − 6,8 %), les rejets carbonés n’avaient été réduits que de 1,8 % en 2024, ce qui avait poussé le Haut Conseil pour le climat à appeler à un « sursaut collectif ». En 2025, le recul des émissions s’est accentué au troisième trimestre (− 3,7 %), mais n’a pas suffi à compenser la très faible décrue du premier semestre (− 0,8 %).
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10 commentaires
363 millions de tonnes de CO2 en 2025, c’est encore trop élevé. On est loin du compte.
Il faut des actions concrètes et immédiates, pas juste des prévisions.
Ce recul timide des émissions est inquiétant. Après des baisses notables en 2022 et 2023, on stagne presque.
Le risque est de perdre du terrain au lieu de progresser.
Le Haut Conseil pour le climat a raison de sonner l’alarme. Il faut un sursaut collectif rapide.
Les engagements ne suffisent pas, il faut des résultats tangibles.
Des émissions en baisse, mais pas assez vite. La transition écologique doit s’accélérer.
Sans changement radical, les objectifs 2030 seront hors de portée.
Une légère amélioration, mais clairement insuffisante. La France doit accélérer ses efforts pour atteindre ses objectifs climatiques.
Exactement, les mesures actuelles ne semblent pas à la hauteur des enjeux.