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Minerais critiques au Groenland, pétrole au Venezuela : l’intérêt du président américain, Donald Trump, pour les matières premières de ces pays illustre la dépendance croissante de l’économie mondiale aux ressources naturelles. « Celle-ci n’a jamais été aussi élevée qu’aujourd’hui », affirme Hannes Warnecke-Berger, économiste à l’université de Kassel en Allemagne.

L’évolution d’un indicateur peu connu, celui des « extractions mondiales » publié par les Nations unies, donne le vertige : au cours des cinquante dernières années, les quantités extraites du sous-sol, que ce soit des minerais métalliques ou non, comme le sable, des sources d’énergies primaires, à l’instar du charbon ou du pétrole, ont été multipliées par 3,5.

En 2024, 106 milliards de tonnes ont ainsi été extraites, contre 31 milliards en 1970. Sur cette même période, l’extraction par habitant est passée de 23 à 39 kilos en moyenne par jour. Même si l’économie mondiale s’oriente vers des services dématérialisés et informatiques, elle consomme toujours davantage de ressources naturelles. Exemple, avec l’intelligence artificielle : les plus gros centres de données en construction consommeront chacun l’équivalent de la puissance d’un réacteur nucléaire, d’une capacité de 1 gigawatt (GW). En 2023, ils ont déjà consommé près de 5 000 milliards de litres d’eau au total dans le monde, selon les calculs de l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Soit l’équivalent de toute l’eau potable puisée en France en une année. Les ressources extraites du sous-sol représentent désormais 20 % du commerce mondial.

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