Listen to the article
Le Conseil de l’Europe met en garde contre le « deux poids, deux mesures »
« En tant qu’organisation régionale multilatérale dédiée à la démocratie, aux droits de l’homme et à l’Etat de droit, le Conseil de l’Europe considère que tout recours à la force sur le territoire d’un autre Etat soulève de graves questions au regard du droit international, notamment des principes fondamentaux de la Charte des Nations unies sur la souveraineté, l’intégrité territoriale et la non-ingérence », écrit M. Berset dans un communiqué.
Après la capture du président vénézuélien par les forces américaines, il avertit du risque d’« aggravation de la polarisation au Venezuela, dans toute la région et à l’échelle mondiale, entre ceux qui condamnent une grave violation du droit international et ceux qui l’estiment justifiée. Ces fractures fragilisent les fondations de la sécurité internationale ».
« Qu’on parle de changement de régime ou d’influence étrangère, on applique trop souvent deux poids, deux mesures, dicté par des intérêts stratégiques ou une proximité idéologique plutôt que par des principes juridiques partagés et constants », écrit M. Berset. « Le droit international est universel, ou il est dénué de sens », insiste-t-il. « Un monde régi par des exceptions, un deux poids deux mesures ou des sphères d’influence concurrentes est un monde plus dangereux. »
Alors que le président américain Donald Trump a annoncé, hier, que les Etats-Unis avaient l’intention de « diriger » la transition au Venezuela, le secrétaire général du Conseil de l’Europe appelle à une transition « pacifique, démocratique et respectueuse de la volonté du peuple vénézuélien ».








13 commentaires
Ces tensions politiques rappellent à quel point l’industrie minière dépend de la stabilité géopolitique.
Effectivement, c’est un facteur clé pour les investisseurs.
La région du Venezuela est très riche en ressources naturelles, une instabilité supplémentaire pourrait perturber les marchés.
C’est un risque qu’il ne faut pas négliger, surtout pour les métaux comme l’or et le cuivre.
On dirait que les intérêts géopolitiques priment encore une fois sur le droit international.
C’est un lamentable constat, mais la réalité géopolitique semble s’imposer.
Malheureusement, c’est souvent le cas…
Ce genre de déclaration peut avoir des conséquences graves sur les marchés des matières premières, surtout si les tensions augmentent.
Tout à fait, les investisseurs vont surveiller de près les développements politiques dans la région.
C’est inquiétant, surtout pour l’industrie minière qui dépend souvent de la stabilité régionale.
Je me demande comment les compagnies minières opérant au Venezuela réagissent face à cette situation.
Elles doivent probablement évaluer les risques et ajuster leurs stratégies en conséquence.
Est-ce que ces déclarations vont affecté les exportations de pétrole et de minerais du Venezuela ?