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Donald Trump a dit « envisager » une frappe limitée contre l’Iran faute d’accord avec les Etats-Unis, dans une brève réponse à la question d’une journaliste présente à la Maison Blanche, vendredi 20 février.

Interrogé devant un parterre d’invité à l’occasion d’un événement dont la presse devait être absente au-delà des premières minutes permettant aux journalistes de poser quelques questions et prendre des photos, le président américain a saisi l’une des questions lancées depuis l’autre bout de la salle – « Envisagez-vous une frappe limitée si l’Iran ne conclut pas d’accord ? » – par cette phrase : « Tout ce que je peux dire… c’est que je l’envisage ».

L’Iran, en quête d’un allègement des sanctions asphyxiant son économie, a par ailleurs dit, vendredi, vouloir un accord « rapide » avec les Etats-Unis, au lendemain d’un précédent l’ultimatum lancé par Donald Trump.

Alors que les deux pays ennemis ont tenu des pourparlers en début de semaine, le président américain a dit se donner « dix » à « quinze jours » pour décider si un accord avec Téhéran était possible, ou s’il allait au contraire recourir à la force.

« Une proposition d’accord potentiel »

« Je dois dire tout d’abord qu’il n’y a pas d’ultimatum », a réagi le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi sur la télévision MS NOW (ex MSNBC). « Nous discutons simplement entre nous de la manière dont nous pouvons conclure rapidement un accord. Et un accord rapide est quelque chose qui intéresse les deux parties ».

« Il est évident que plus tôt ces sanctions seront levées, mieux ce sera pour nous. Nous n’avons donc aucune raison de retarder » le processus, a insisté le ministre. Il espère désormais présenter au plus vite « une proposition d’accord potentiel » à ses homologues américains, l’émissaire Steve Witkoff et le gendre du président américain, Jared Kushner. « Je pense que d’ici deux ou trois jours, elle sera prête », a-t-il ajouté.

Washington et Téhéran, qui ont renoué le dialogue début février pour la première fois depuis la guerre de 12 jours en juin 2025, ont tenu deux sessions de discussions pour tenter de régler leurs différends.

Mais les dirigeants de part et d’autre continuent à échanger des menaces sur fond d’escalade militaire. Les Etats-Unis ont déployé dans la région un important dispositif militaire naval et aérien, d’abord en réaction à la répression meurtrière début janvier par le pouvoir iranien du mouvement de contestation, puis pour arracher un accord.

Au cœur de la discorde entre Washington et Téhéran : le programme nucléaire iranien. Le président américain s’est plusieurs fois prononcé pour une interdiction totale pour l’Iran d’enrichir de l’uranium, une exigence que Téhéran considère comme une ligne rouge, représentant un obstacle majeur à tout accord éventuel. Selon M. Araghchi, les Etats-Unis n’ont cette fois « pas demandé zéro enrichissement ».

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