Listen to the article
Ce mercredi de novembre, on retrouve le réalisateur Dominik Moll à Paris pour parler de violences policières et des « gilets jaunes », à l’occasion de la sortie de son film, Dossier 137, qui suit une enquête de l’inspection générale de la police nationale (IGPN). Ce, au cœur d’un 11ᵉ arrondissement quadrillé par les forces de l’ordre en ce 10ᵉ anniversaire des attentats qui ont frappé Paris.
Comment vous êtes-vous documenté pour relater le travail des enquêteurs de la « police des polices » ?
Contrairement à La Nuit du 12 [2022], qui s’appuyait sur un livre d’enquête, il y avait tout à inventer. Il n’y a pas d’œuvres de fiction ou de documentaires sur l’IGPN. Au-delà de mes lectures, il était donc indispensable de m’immerger dans l’institution. J’ai pu échanger avec les enquêteurs pour comprendre les spécificités et les difficultés du métier. Et puis il y a eu d’autres rencontres – un avocat qui défend des victimes de violences policières, un autre spécialisé dans la défense de policiers, des magistrats, une famille de victime aussi. J’ai passé une journée de manifestation au centre de commandement à la Préfecture de police et une autre sur le terrain avec des forces de l’ordre. Je voulais avoir une vision la plus large possible.
Il vous reste 77.26% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.









15 commentaires
Ce film semble traiter d’un sujet crucial et souvent méconnu. J’espère qu’il apportera une meilleure compréhension des violences policières.
Oui, c’est un sujet qui mérite d’être exploré en profondeur. Les témoignages doivent être entendus.
Dominik Moll a fait un travail de recherche impressionnant. Enquêter sur l’IGPN n’est pas chose facile.
Effectivement, son immersion dans l’institution montre une réelle volonté de rigueur.
Ce documentaire-fiction relève-t-il plus du reportage ou de la dramatisation ? Très intéressant en tout cas.
Le mélange des deux pourrait rendre le récit plus accessible.
Les violences policières sont un sujet délicat. Comment éviter les mises en cause hâtives tout en montrant la réalité ?
C’est la question centrale, d’autant plus dans un contexte aussi polarisé.
Un sujet difficile, mais nécessaire. Bravo au réalisateur d’avoir pris ce pari risqué.
Les films engagés sont toujours utiles, même s’ils ne font pas l’unanimité.
Oui, c’est un sujet qui dividera, mais qui doit être abordé.
Est-ce que le film montre les deux côtés de l’histoire ou se concentre-t-il uniquement sur les victimes ?
Selon l’interview, le réalisateur a aussi rencontré des policiers. Cela laisse penser qu’il y a une diversité de perspectives.
Un film qui suit l’IGPN ? Voici une approche originale. Je me demande si le grand public sera touché.
L’originalité est effectivement un atout. Espérons qu’il sensibilisera les spectateurs.