Listen to the article
A quinze mois de la fin de son mandat, Emmanuel Macron connaît une rentrée délicate. Sur le plan national, le gouvernement de Sébastien Lecornu doit faire face à deux motions de censure déposées par La France insoumise et le Rassemblement national, à la suite de l’approbation par l’Union européenne de l’accord de libre-échange avec le Mercosur, malgré le non de Paris. Pour y répondre, le chef de l’Etat et le premier ministre agitent la menace d’une dissolution de l’Assemblée nationale. Sur le plan diplomatique, au terme d’une semaine qui a vu l’ordre mondial bouleversé par l’enlèvement du dirigeant vénézuélien, Nicolas Maduro, par les forces américaines, le 3 janvier, à Caracas, l’étoile du président de la République sur la scène internationale a également pâli.
Il aura suffi d’un tweet du chef de l’Etat pour que les critiques fusent. « Le peuple vénézuélien est aujourd’hui débarrassé de la dictature de Nicolas Maduro et ne peut que s’en réjouir », commente Emmanuel Macron sur X dans la soirée, sans évoquer l’intervention américaine. Se projetant déjà dans l’après-Maduro, quelques heures après son enlèvement au mépris du droit international, le président français souhaite une transition « pacifique » et « démocratique ». Et il avance déjà un nom pour succéder au dictateur, celui du « président Edmundo Gonzalez Urrutia », reconnu par l’opposition et par plusieurs pays comme le véritable vainqueur du scrutin de juillet 2024.
Il vous reste 82.48% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.








15 commentaires
Emmanuel Macron doit gérer une crise diplomatique majeure alors que son gouvernement est déjà affaibli par les motions de censure.
C’est un défi de taille, surtout avec les élections qui approchent.
Je me demande comment cette situation va influencer les négociations autour du Mercosur. Les tensions autour du Venezuela pourraient tout changer.
C’est un bon point, les relations internationales jouent un rôle crucial dans les accords commerciaux.
La France semble perdre son influence sur la scène internationale avec ce tweet controversé.
C’est un sujet qui divise, mais il faut voir comment cela évoluera dans les prochains mois.
L’accord avec le Mercosur pourrait être un point de tension majeur pour le gouvernement français.
C’est certain, surtout avec l’opposition qui monte en puissance.
Le Venezuela est un exemple parfait de la manière dont la géopolitique peut bouleverser les marchés des matières premières.
Absolument, et cela impacte directement les entreprises minières qui opèrent dans la région.
La situation au Venezuela montre une nouvelle fois l’importance de la stabilité politique pour les investisseurs, notamment dans le secteur des minéraux.
Oui, mais il ne faut pas oublier que la diplomatie a aussi un rôle à jouer pour rassurer les marchés.
Tout à fait, les crises affectent directement les projets miniers, surtout dans un pays riche en ressources comme le Venezuela.
Les critiques contre Macron montrent que la politique étrangère française reste un sujet sensible, même à quelques mois de la fin de son mandat.
C’est vrai, surtout avec des enjeux comme le Mercosur qui impactent directement l’économie.