Listen to the article
📷 Au dépôt pétrolier de Bassens (Gironde), bloqué par les agriculteurs : « L’idée, c’est de rester »
Dans la nuit de mercredi 7 au jeudi 8 janvier, des convois de la Coordination rurale (CR) des départements des Landes, Pyrénées Atlantique, Lot-et-Garonne et Gironde ont convergé vers Bassens, près de Bordeaux, pour bloquer le site de stockage pétrolier, malgré l’interdiction des convois de tracteurs mis en place par le préfet de Nouvelle-Aquitaine, Etienne Guyot. Plusieurs ronds-points du site sont fermés à la circulation, et des déviations on été mises en place.
Depuis tôt ce jeudi matin, plus aucun camion citerne ne sort du dépôt de Bassens, lequel assure une mission de prestataire de services logistiques pour le compte des différents distributeurs de produits pétroliers. Il gère la réception, le stockage et le chargement de carburants, biocarburants, additifs pour les stations services, les revendeurs et pour l’aviation, pour un volume qui correspond à 5 % du volume consommé en France.

Sur deux ronds-points stratégiques, des membres de la CR ont donc installé, ce jeudi matin, leur campement, prévu pour durer. « On est ici pour paralyser le trafic de carburant, ce qui, on l’espère, va impacter l’Etat au niveau financer et le faire réagir » annonce d’emblée Fabrice Lagueyt, co-président de la CR33, et éleveur de bovins à Saint-Laurent du Médoc (Gironde). Comme sur les autres points de blocage, les revendications portent sur le refus du protocole d’abattage mis en place pour endiguer la dermatose nodulaire, et le traité de libre échange entre l’Union européenne et le Mercosur, dont le vote par les Etats membres de l’UE est imminent.
« L’idée, c’est de rester » insiste M. Lagueyt. Des représentants de la Coordination rurale de la région doivent être reçus dans l’après-midi par le préfet Guyot. « On va discuter une énième fois autour d’une table » soupire Fabrice Lagueyt, arguant que ce mouvement agricole est « pacifique », mais qu’il est grand temps d’être entendu. D’autres blocages sont en cours d’organisation.











7 commentaires
Bassens n’est qu’un exemple parmi d’autres. D’autres sites stratégiques risquent-ils d’être bloqués ?
Difficile de dire, mais le climat social reste explosif.
La situation à Bassens montre à quel point les tensions dans le secteur agricole affectent toute l’économie régionale.
Les politiques devraient écouter davantage ces cris d’alarme.
Les blocages agricoles continuent de faire des vagues. Les impacts sur la logistique pétrolière seront-ils durables ?
Les agriculteurs ne plaisantent pas avec leurs demandes.
Souhaitons une résolution rapide pour éviter des pénuries.