Listen to the article

0:00
0:00

Plus une vache dans l’étable. Une sensation de vide, vertigineuse. Et ce silence inhabituel, comment le décrire ? Marielle Cadiot cherche ses mots, puis résume : « Un calme… mortuaire. » La scène remonte à près de cinq ans, mais l’éleveuse de bovins, cheveux courts couleur prune, la décrit comme si elle datait de la veille. « Quand vous vous rendez au bâtiment, que vous n’entendez plus un meuglement, plus un son sur la paille… Il n’y a plus de vie dans la ferme, c’est impressionnant. Le silence est pesant. »

En ce mois de janvier, attablée dans son salon, où trône sur la cheminée un taureau en bois sculpté, la quinquagénaire tient à « relativiser » : « Il n’y a pas eu mort d’homme. » Tout de même, le choc de juin 2021 fut violent. « Pendant une bonne quinzaine de jours, on se lève, on est perdu. Il n’y a plus de petit tour matinal. Parce que, normalement, la première chose que l’on fait dans la journée, c’est d’aller voir ses bêtes. » Les siennes, des blondes d’Aquitaine, suspectées d’être malades, venaient de partir à l’abattoir.

A Monclar, petit village du Lot-et-Garonne, le cheptel bovin de Marielle Cadiot représentait, dit-elle, « le travail de deux ou trois générations ». Une fierté familiale. Certaines bêtes descendaient des vaches de son grand-père maternel. Ses parents, qui cultivaient aussi des prunes jusque dans les années 1990, avaient poursuivi la sélection des animaux, patiemment. Elle était attachée à ce troupeau, élaboré au fil des décennies et monté jusqu’à 120 vaches allaitantes « rustiques » : « Elles étaient peu malades, pas sensibles, avec des vêlages faciles et elles pouvaient passer une partie de l’hiver dehors. » Mais tout cela, c’était avant l’arrivée dans sa ferme de la « tube », l’abréviation donnée ici à la tuberculose bovine.

Il vous reste 91.98% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Partager.

Salle de presse de TheNews.re. Nous couvrons l'actualité réunionnaise et internationale avec rigueur et objectivité. Notre mission : informer les citoyens avec des analyses approfondies sur la politique, la société, l'économie et la culture.

12 commentaires

  1. Interesting update on des éleveurs bovins du Lot-et-Garonne racontent près de vingt ans d’abattage régulier de leur troupeau. Curious how the grades will trend next quarter.

  2. Antoine C. Robert le

    Interesting update on des éleveurs bovins du Lot-et-Garonne racontent près de vingt ans d’abattage régulier de leur troupeau. Curious how the grades will trend next quarter.

  3. Interesting update on des éleveurs bovins du Lot-et-Garonne racontent près de vingt ans d’abattage régulier de leur troupeau. Curious how the grades will trend next quarter.

  4. Pierre I. Petit le

    Interesting update on des éleveurs bovins du Lot-et-Garonne racontent près de vingt ans d’abattage régulier de leur troupeau. Curious how the grades will trend next quarter.

  5. Interesting update on des éleveurs bovins du Lot-et-Garonne racontent près de vingt ans d’abattage régulier de leur troupeau. Curious how the grades will trend next quarter.

Laisser une réponse