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« Atypique. » Quand on demande à l’historienne des sciences et de l’environnement Valérie Chansigaud de décrire son parcours, le qualificatif fuse. Chercheuse associée au laboratoire SPHère (Sciences, philosophie, histoire) du CNRS et de l’université Paris Cité, elle n’est pas titulaire d’un poste universitaire. Quels sont donc les moyens de subsistance de cette « chercheuse indépendante » ? « Maigres, dit-elle en souriant. Je vis de ma production intellectuelle. »

A savoir des livres – des « histoires » du végétarisme, de la domestication animale, des fleurs, de l’ornithologie ; des essais sur les Français et la nature, sur les combats pour sa protection. Mais aussi des articles, des cours, des conférences grand public, dans lesquels elle déploie ses qualités pédagogiques. « C’est la seule chose que je sais faire : j’ai besoin d’expliquer », précise-t-elle. Un besoin, et aussi « un bonheur », ajoute-t-elle. Celui de partager la « sensation d’euphorie et d’illumination » qu’elle ressent face à certaines œuvres et « certaines parts de la nature ». Pour elle, l’émotion va de pair avec la connaissance érudite « indispensable pour comprendre le monde ».

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7 commentaires

  1. Des recherches passionnantes, mais comment arrive-t-elle à vivre de cela uniquement? La précarité des chercheurs indépendants reste un vrai problème.

  2. Une chercheuse qui vit de sa passion, c’est admirable. Mais est-ce vraiment viable à long terme? Les défis financiers doivent être considérables.

  3. Louis C. Martin le

    Intéressant de voir comment elle combine l’histoire des sciences et l’écologie. Cela rappelle l’importance d’un regard croisé pour comprendre les enjeux actuels.

  4. Ses livres sur la domestication animale et le végétarisme posent des questions pertinentes sur notre rapport à la nature. Des thèmes qui méritent d’être explorés plus en profondeur.

  5. Ses sujets de prédilection, comme l’ornithologie ou la protection de la nature, sont d’une actualité brûlante. Son travail pourrait inspirer de nouvelles politiques environnementales.

  6. Un parcours fascinant qui montre que la passion peut ouvrir des portes, même sans un poste traditionnel. Les livres et les conférences semblent être sa force. La recherche indépendante a ses défis, mais aussi ses avantages.

  7. Sophie Y. Durand le

    Son approche pédagogique est un atout majeur. Expliquer des concepts complexes avec simplicité est une qualité rare. J’aimerais la voir dans un documentaire.

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