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Limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C, ou même 2 °C, impose une réduction drastique de la consommation d’énergies fossiles – et donc de sa production. Or, rien ne peut se faire sans entreprises pour sortir de terre le pétrole, le gaz et le charbon, et sans argent pour financer cette extraction. Faute de politiques contraignantes mises en place à l’échelle internationale, le volontarisme des groupes énergétiques et des banques est donc l’un des principaux leviers pour infléchir cette trajectoire climatique.
Dans les faits, c’est pourtant l’inverse qui se produit, à en croire les données révélées ce lundi 27 octobre par les ONG Eclaircies, Data for Good, Reclaim Finance et LINGO, dans le cadre du projet « CarbonBombs.org ». Malgré des promesses climatiques ambitieuses, les grandes banques mondiales continuent d’abreuver l’industrie fossile de milliards de dollars, qui permettent à des géants comme TotalEnergies, Eni ou Shell de financer et lancer de nouveaux projets à forte intensité carbone, en contradiction avec les objectifs fixés par l’accord de Paris.
TotalEnergies à la troisième place
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7 commentaires
Intéressant de voir que TotalEnergies est fortement impliqué dans ces projets. Une analyse plus poussée sur leurs engagements serait utile.
Effectivement, leur position semble contradictoire avec leurs discours climatiques.
Les chiffres sont alarmants : comment peut-on encore justifier ces financements alors que les engements climatiques sont si urgents ?
Peut-être que les régulations actuelles ne sont pas assez strictes pour dissuader ces financements.
C’est une question complexe, mais les intérêts économiques à court terme semblent encore l’emporter.
Les promesses ne suffisent pas, il faut des actes concrets. Les banques doivent assumer leurs responsabilités.
Cela fait des années qu’on entend parler de ‘finance verte’, mais les actions restent timides.