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Une première « depuis soixante ans ». En raison de la dermatose nodulaire, aucun bovin ne sera présent au Salon de l’agriculture 2026, qui se tiendra du 21 février au 1er mars, a annoncé son président, Jérôme Despey, lors d’un point presse.
« L’édition 2026 s’inscrit dans une période sanitaire et humaine très difficile pour l’élevage français. La dermatose nodulaire contagieuse frappe durement les filières et les éleveurs. Le salon tient à rappeler son soutien total et indéfectible aux agriculteurs et éleveurs, aujourd’hui plus que jamais, affirme ce dernier. Malgré des semaines de travail avec les Organismes de Sélection, la décision est désormais actée : aucun bovin ne sera présent au salon de l’agriculture 2026. »
Et d’ajouter : « Le Salon de l’agriculture 2026 respecte cette décision, même si elle est vécue avec beaucoup de tristesse et de gravité. »
La dermatose nodulaire contagieuse (DNC) est une maladie virale touchant les bovins. Après quelques années d’accalmie, le virus est réapparu en Europe en juin 2025, cette fois en Sardaigne et en Lombardie, puis en France, en Savoie et Haute-Savoie. La DNC n’est pas transmissible à l’homme mais elle est dangereuse pour les bovins. C’est une maladie hautement contagieuse. Il a été estimé que 10 % des bêtes contaminées mouraient des suites de la DNC.
La stratégie d’abattage de toutes les bêtes des foyers affectés par la dermatose nodulaire contagieuse est contestée par des éleveurs et des syndicats agricoles.
Depuis l’apparition des premiers cas, l’Etat tente de contenir la propagation du virus en se basant sur « trois piliers » : l’abattage systématique, la vaccination – autour des foyers et généralisée dans 10 départements du Sud-Ouest – et la restriction de mouvements au sein de zones réglementées.








7 commentaires
C’est vraiment dommage pour les éleveurs. J’espère que les autorités trouveront rapidement une solution pour éradiquer cette maladie.
La DNC est vraiment une maladie trompeuse, elle refait surface quand on croit l’avoir maîtrisée.
Effectivement, ça va être très compliqué sans la présence des bovins, mais la santé des animaux passe avant tout.
Intéressant de voir comment cette maladie évolue et impacte les élevages en Europe. La France aurait-elle dû agir plus tôt pour prévenir cette propagation ?
C’est une question complexe, car les mesures préventives sont coûteuses et parfois difficiles à mettre en place à grande échelle.
Quelle épreuve pour les éleveurs français… C’est un coup dur pour le Salon de l’agriculture, mais c’est sans doute la bonne décision sanitaire.
Totalement d’accord, la santé animale doit toujours primer.