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C’est l’un des manques les plus criants des armées françaises révélés par la guerre en Ukraine. Alors que la Russie envoie chaque jour plusieurs milliers de drones kamikazes dans le ciel ukrainien, la France ne dispose toujours pas de ce type de munitions dites télé-opérées. Un retard qui a nourri, en partie, les vives critiques d’Emmanuel Macron à l’encontre des industriels de la défense, lors de ses vœux aux armées, le 15 janvier.

La direction générale de l’armement (DGA) a apporté une première réponse au chef des armées en annonçant, coup sur coup, jeudi 22 janvier, deux commandes de munitions télé-opérées.

La première, baptisée Damocles, sera produite par KNDS France, le fabricant du char Leclerc, et Delair, une PME spécialisée dans les drones. De courte portée (10 kilomètres), cette munition prend la forme d’un quadricoptère équipé de caméras pour voir de jour comme de nuit et pouvant évoluer même en cas de brouillage électromagnétique du GPS et des réseaux télécoms, avec une autonomie de 40 minutes. Elle porte une charge militaire à fragmentation de 550 grammes conçue par KNDS France.

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