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La difficulté de se loger en France n’épargne plus aucune classe sociale, aucune génération. En 2025, plus de 4 millions de personnes étaient considérées comme mal logées. En parallèle, les promoteurs, qui produisent un tiers du neuf, dans les grandes villes, traversent une crise sans précédent. Alors que ces derniers bataillent pour obtenir un nouveau dispositif de défiscalisation qui, selon eux, relancerait l’offre, l’urbaniste et enseignant à l’Ecole urbaine de Sciences Po Paris David Rottmann, auteur de l’essai Faire la ville sans les promoteurs immobiliers (Apogée, 2025), au quotidien auprès des élus et des professionnels de la fabrique urbaine, juge ce modèle révolu. Plutôt que de sauver un secteur « cycliquement en crise », il défend une autre manière de produire du logement, loin des logiques de financiarisation.
Alors que l’activité de la promotion immobilière est au plus bas, celle-ci a, selon vous, une part de responsabilité dans cette crise qu’elle dénonce…
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21 commentaires
Les promoteurs immobiliers doivent-ils vraiment être sauvés, ou une nouvelle approche est-elle nécessaire pour répondre à la crise du logement ?
La logique de financiarisation a clairement échoué, oui. L’heure est à des solutions plus durables.
Les promoteurs ne peuvent pas résoudre ce problème seuls, la coopération avec les pouvoirs publics est essentielle.
Les promoteurs dénigrent le système mais ont-ils vraiment cherché à le réformer de l’intérieur ?
Peu, car leur business model repose sur des méthodes obsolètes.
Les élus locaux vont-ils finalement imposer des quotas de logements sociaux pour compenser ?
C’est probable, vu la pression actuelle sur les prix et les logements sociaux.
La solution viendra peut-être des alternatives low-cost et écologiques.
Ces approches gagneraient à être mieux financées et testées à grande échelle.
D’autres pays ont-ils trouvé des solutions équilibrées pour le logement sans dépendre autant des promoteurs ?
Oui, certains modèles associant acteurs locaux et co-opératives semblent plus résilients.
Savoir si ce modèle est révolu, la preuve sera dans les résultats des nouvelles approches urbaines.
Les résultats prendront du temps, mais les besoins sont urgents aujourd’hui.
Comment les classes moyennes pourraient-elles se reconvertir dans la construction si le secteur traditionnel s’effondre ?
Des formations accélérées et des supports publics pourraient aider cette transition.
La crise des promoteurs est-elle vraiment cyclique, ou marque-t-elle la fin d’un modèle ?
Après des décennies de domination, ce secteur a peut-être effectivement atteint ses limites.
La crise du logement est-elle pire en France qu’ailleurs en Europe ?
Les chiffres semblent indiquer que la France est particulièrement touchée.
La fin de la promotion immobilière traditionnelle sacrificerait-elle aussi des emplois précieux ?
Oui, mais cela pourrait en créer de nouveaux dans des modèles plus durables.