Listen to the article

0:00
0:00

Dans le vignoble de Gascogne, sur les coteaux de Madiran, dans l’ouest du Gers, les frères Gieusse, qui produisent notamment un réputé pacherenc blanc, sont des habitués du concours régional des Barriques d’or. Mais, en 2026, Jean-François et Benjamin Gieusse ne présenteront aucune cuvée à la compétition : leurs parcelles ont été détruites à 100 % par la grêle, le 31 août 2025. Un choc d’autant plus rude que le domaine n’a plus d’assurance récolte. Un choix contraint, explique Jean-François Gieusse : « Comme pour beaucoup d’exploitations, en grande difficulté de trésorerie, face à des assurances qui, depuis la réforme, ne remboursent rien de rien. » A 36 ans, il a cherché du travail « à l’extérieur ».

« Ce n’est pas un cas isolé. Le phénomène de la désassurance des agriculteurs est un cercle infernal », confirme Jean-Christophe Darbeau, exploitant à Cravencères et référent viticole à la chambre d’agriculture du Gers. Un fléau loin de la médiatisation des crises sanitaires agricoles, mais qui mine pourtant à bas bruit toute une économie et menace la survie de certaines exploitations.

Il vous reste 80.79% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Partager.

Salle de presse de TheNews.re. Nous couvrons l'actualité réunionnaise et internationale avec rigueur et objectivité. Notre mission : informer les citoyens avec des analyses approfondies sur la politique, la société, l'économie et la culture.

21 commentaires

  1. Comment peut-on laisser des exploitations familiales fermer à cause de la météo et de l’absence d’assurance ? La situation est intenable.

  2. La situation des viticulteurs dans le Gers est vraiment inquiétante. La grêle et le manque d’assurance mettent en péril toute une économie.

  3. Antoine Dubois le

    Les viticulteurs du Gers paient le prix fort pour des assurances qui ne fonctionnent plus. La réforme a clairement aggravé la situation.

  4. Louis J. Martin le

    Les agriculteurs du Gers ne sont pas les seuls à souffrir. Le problème de la désassurance touche de plus en plus de secteurs agricoles.

    • Antoine Durand le

      C’est vrai, les compagnies d’assurance semblent se désengager de ces risques. Les exploitants n’ont plus le choix.

  5. Le cas des frères Gieusse montre à quel point les agriculteurs sont vulnérables. La désassurance est un cercle vicieux dangereux.

  6. Chloé G. Robert le

    Les assurances récolte devraient être obligatoires pour protéger les agriculteurs. Leur absence met en danger toute une économie.

  7. La médiatisation des crises sanitaires cache souvent d’autres problèmes tout aussi graves. La désassurance est l’une d’entre elles.

Laisser une réponse