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Jean-Claude Grumberg, auteur dramatique, est passé maître dans l’art d’en dire beaucoup sans avoir besoin de tout dire. Déjà ce titre, Dans le couloir, à qui ne manquerait qu’un « de la mort » final pour paraître accompli, mais qui, en l’état, permet à Charles Tordjman, metteur en scène, et à ses deux merveilleux acteurs, Jean-Pierre Darroussin et Christine Murillo, de faire valser les mots au-dessus de leurs multiples significations, sans jamais fermer le sens.

Présenté au Théâtre Hébertot, le spectacle expose, dans un couloir qui file en entonnoir vers une porte close, un vieux couple de parents chez qui le fils quinquagénaire est revenu vivre. On ne le verra pas. Il est terré dans la chambre du fond qui ne s’ouvrira que sur la dramatique conclusion de cette éphémère cohabitation.

C’est donc le père et la mère qui se dressent sur le plateau, ou plutôt vont de chaise en chaise y déposer leurs corps fatigués. Jean-Pierre Darroussin, épaisse moustache et dos cassé, ne cesse de râler contre le retour inopiné de ce garçon « aux cheveux blancs » à qui il ne peut plus parler comme un père le ferait à son fils. Christine Murillo, perruque apprêtée et canne à la main, n’espère qu’une chose : que l’enfant mutique et invisible reprenne sa place dans le foyer familial.

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14 commentaires

  1. Interesting update on « Dans le couloir » : les subtilités de Jean-Claude Grumberg autour d’un fils présent-absent. Curious how the grades will trend next quarter.

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