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La deuxième phase du plan du président américain, Donald Trump, pour Gaza, intégré dans le droit international par la résolution 2803 du Conseil de sécurité du 17 novembre 2025, implique le désarmement du Hamas, un nouveau retrait de l’armée israélienne et l’arrivée d’une force internationale de stabilisation. Et, plus tard, « (…), une fois que l’Autorité palestinienne aura scrupuleusement exécuté son programme de réformes, les conditions seront alors peut-être réunies pour que s’ouvre un chemin crédible vers… la création d’un Etat palestinien ». L’idée serait donc d’avancer étape par étape pour aller « peut-être » un jour vers une solution politique.
En fait, le scénario qui se met en place sur le terrain dévoile une réalité bien différente. Loin d’être évolutif, ce processus pourrait consacrer, pour une période indéterminée, une fragmentation territoriale de Gaza de part et d’autre de la ligne jaune : à l’est, la zone verte sous contrôle israélien et, à l’ouest, la zone rouge où se trouve concentrée dans des camps presque toute la population de Gaza.
Dans la zone verte, vidée de sa population par la force et totalement détruite, des projets de reconstruction semblent déjà à l’œuvre, en commençant par le sud de l’enclave sur les ruines de la ville de Rafah, qui comptait plus de 200 000 habitants en 2024. Conduits notamment par le promoteur immobilier et gendre du président, Jared Kushner, en lien étroit avec les Israéliens, ces plans envisagent la création de « communautés sûres » (safe communities) accueillant chacune environ 25 000 Palestiniens qui y trouveraient tous les services de base… Les Gazaouis désireux d’y habiter seraient sélectionnés en fonction de critères de sécurité imposés par Israël et soumis ensuite à un strict régime de surveillance biométrique. Tout y est prévu, jusqu’à l’idée d’un portefeuille numérique qui serait l’unique moyen de paiement, en shekels.
Des dizaines d’ONG interdites
Les Emirats arabes unis seraient disposés à assurer le financement et même à accompagner le fonctionnement de ces communautés, notamment dans le domaine de l’éducation. Pour Abou Dhabi, cette implication présenterait nombre d’avantages : lutter contre les Frères musulmans, renforcer les relations déjà très étroites avec Washington et le clan Trump, avec lequel ils sont en affaires, consolider les liens avec Israël et accroître leur influence dans la région au détriment de l’Arabie saoudite.
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14 commentaires
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