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Si loin, mais déjà demain. A un peu moins de deux ans du coup d’envoi de la Coupe du monde 2027 de rugby, qui se déroulera en Australie du 1er octobre au 13 novembre 2027, les vingt-quatre nations qui y participeront sont fixées. Organisé à Sydney, le tirage au sort de la phase de groupes a déterminé, mercredi 3 décembre, la composition des six poules de la compétition. A la poursuite d’un premier titre, après six demi-finales et trois finales perdues (en 1987, 1999 et 2011), l’équipe de France masculine de rugby du maestro Antoine Dupont sera opposée au Japon, aux Etats-Unis et aux Samoa. Un tirage au sort plutôt clément, qui leur permet d’éviter notamment les hôtes australiens, lesquels se retrouvent sur la route des All Blacks néo-zélandais.
Cette onzième édition du Mondial depuis sa création, en 1987, se veut « la plus grande compétition de rugby jamais organisée », a assuré Brett Robinson, le président de World Rugby – la fédération internationale. Factuellement déjà, dans la mesure où la Coupe du monde 2027 passe à 24 équipes en lice, contre 20 depuis l’édition 1999, et comptera six groupes de quatre équipes (contre quatre poules de cinq équipes jusqu’alors). Autre nouveauté, des huitièmes de finale ont été ajoutées pour cette édition. Un élargissement dans la lignée des ambitions de l’instance, qui aspire depuis des années à faire grandir le rugby et à l’imposer en sport mondial.
« La Coupe du monde, c’est vraiment le sommet de notre sport », a mis en avant l’ancienne légende néo-zélandaise Dan Carter, double champion du monde (2011 et 2015) et l’une des « petites mains » du tirage au sort – avec l’ancien pilier australien James Slipper. Et comme à son habitude, World Rugby a anticipé son événement phare. Mais là où le tirage au sort de l’édition 2023 en France s’était déroulé à l’automne 2020 – et sur la base du classement mondial 2019, en raison de la pandémie liée au Covid-19 –, l’instance mondiale a entendu les critiques, et réduit le temps entre le tirage au sort et le coup d’envoi de la compétition.
Des groupes équilibrés
Après un Mondial 2023 plus que déséquilibré, avec quatre favoris – la France, l’Afrique du Sud, l’Irlande et la Nouvelle-Zélande – rassemblés dans une même partie de tableau, World Rugby a corrigé le tir. Et le tirage de la prochaine édition s’est fondé sur le classement mondial à l’issue de la tournée d’automne. Les groupes qui en ressortent sont plutôt équilibrés, à l’exception, peut-être, des hôtes australiens, dans le chapeau deux et qui savaient qu’ils hériteraient d’un gros morceau d’entrée. Tirée par Brett Robinson lui-même, l’ultime boule a affiché la Nouvelle-Zélande, qui devrait donc être l’adversaire du pays organisateur en match d’ouverture – comme en 2023 face aux Bleus.
Jeudi, dans une vidéo de lancement de campagne un brin décalée, World Rugby a présenté les 24 équipes se ruant en équipages hétéroclites, façon Mad Max, à travers l’Outback australien à la poursuite du trophée de la Coupe du monde. Désormais, tous les participants sont fixés sur le chemin à emprunter pour tenter de succéder à l’Afrique du Sud. Pour les Bleus, qui espèrent devenir la deuxième équipe de l’hémisphère nord à soulever le trophée Webb Ellis après l’Angleterre en 2003 – déjà en Australie –, la route passera par le Japon, les Etats-Unis et les îles Samoa. Des adversaires sur le papier plus qu’à la portée des hommes de Fabien Galthié, qui ont deux ans pour se préparer à l’échéance mondiale.









20 commentaires
Avec ce tirage, la France doit viser la victoire finale, plus question de demi-mesure.
D’accord, mais ils devront d’abord confirmer leur cohérence sur plusieurs matchs.
Finalement un tirage satisfaisant, mais je me demande si les États-Unis ont le niveau pour rivaliser sérieusement.
Ils progressent, mais effectivement, ils restent un outsider face aux autres.
A deux ans de l’événement, difficile d’imaginer le niveau que les équipes peuvent atteindre.
C’est vrai, mais le rugby évolue rapidement, des surprises sont toujours possibles.
La France a enfin une chance réelle de remporter le titre; la pression sera grande sur Dupont et les siens.
Leurs performances récentes le laissent espérer, mais rien n’est acquis.
Le groupe de la France semble accessible, pourvu qu’ils restent concentrés sur leur jeu.
Tout à fait, la discipline de jeu sera cruciale contre des équipes très physiques.
Le Japon a déjà prouvé qu’il peut surprendre, espérons que la France ne les prenne pas à la légère.
Leur performance contre les Springboks en 2015 me fait dire qu’ils ne doivent effectivement pas être sous-estimés.
Les Samoa sont une équipe redoutable, la France devra être à son meilleur niveau technique.
Tout à fait d’accord, leur jeu physique est impressionnant.
La France affronte des adversaires de taille mais pas imprenables. Une bonne opportunité pour marquer l’histoire cette fois-ci.
Vraiment, un groupe très équilibré. Du bon rugby en perspective!
Content de voir que la France évite l’Australie, c’est déjà une petite victoire psychologique.
Oui, ça les motive pour atteindre les phases finales sans trop de pression.
Cette édition s’annonce comme la plus grande jamais organisée, mais des interrogations sur la gestion logique d’un tel tournoi persistent.
Effectivement, l’organisation avec 24 équipes reste à suivre de près.