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La fusariose de l’épi cause chaque année des pertes de cultures céréalières considérables. Cette maladie des graminées est due à l’infection des épis de blé ou d’autres céréales par des champignons du genre Fusarium au moment de la floraison. L’infection, plus prononcée par temps humide et doux, entrave le développement des grains, ce qui compromet le rendement des parcelles affectées. Seconde conséquence néfaste : certains Fusarium comme F. graminearum produisent des mycotoxines qui rendent les céréales contaminées impropres à la consommation par l’homme comme par les animaux d’élevage.
Pour lutter efficacement contre la fusariose, une bonne maîtrise des conditions qui favorisent la colonisation des graminées par Fusarium est nécessaire. Outre les conditions météorologiques, d’autres facteurs sont susceptibles de moduler l’infection : certains purement physico-chimiques, tels que l’équilibre acido-basique des tissus végétaux (le pH) ; d’autres biologiques, tels que le microbiote de la plante. En effet, tout comme notre flore intestinale joue un rôle de barrière contre les pathogènes gastro-intestinaux, les bactéries établies à la surface des plantes peuvent elles aussi moduler les interactions entre les champignons phytopathogènes et leur hôte. Les résultats de travaux de recherche menés à l’université d’agriculture de Nankin (Chine), parus le 10 décembre 2025 dans la revue Cell Host & Microbe, montrent que ces deux influences, physico-chimique et microbiologique, sont interdépendantes.
L’étude a commencé par des mesures de pH : lors de l’infection, la surface des feuilles et des épis de blé s’alcalinise, passant en quelques jours d’un pH de 5, légèrement acide, à un pH de 8, légèrement basique. Pour évaluer si l’alcalinisation induite par l’infection a un impact sur la progression de cette dernière, les chercheurs ont fixé artificiellement le pH en traitant les plants avec des solutions tampons. Ils ont alors constaté qu’un pH alcalin favorise la colonisation des tissus de la plante par Fusarium et aggrave la sévérité de la maladie.
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17 commentaires
Le lien entre le pH des tissus végétaux et la résistance aux maladies mérite plus de recherches.
Tout à fait d’accord, un paramètre souvent sous-estimé.
Fascinant d’apprendre comment des bactéries peuvent aider à combattre cette maladie céréalière.
Oui, la microbiologie végétale est un domaine passionnant.
Cela pourrait réduire notre dépendance aux pesticides chimiques.
Solutions environnementales ou nouvelles armes chimiques ? La question reste ouverte.
L’avenir nous le dira, mais les solutions durables sont toujours préférables.
Une meilleure compréhension du microbiote des plantes pourrait révolutionner l’agriculture.
Absolument, c’est une piste prometteuse.
Objectif intéressant, mais reste à voir l’efficacité de cette méthode sur le terrain.
L’expérimentation à grande échelle sera déterminante.
Cela pourrait réduire les pertes de rendement et sécuriser les approvisionnements.
Un bénéfice incontestable pour les producteurs.
La fusariose est un vrai fléau, surtout dans les régions humides.
C’est effectivement un problème majeur pour les agriculteurs.
Les mycotoxines représentent un danger sérieux pour la santé.
Effectivement, leur présence dans la chaîne alimentaire est préoccupante.