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Le recul, au cours des dernières décennies, de l’Etat-providence a-t-il engendré une société fondée sur la concurrence de tous contre tous ? Les progrès du néolibéralisme ont-ils imposé, au nom du mérite et de la responsabilité individuels, une dynamique de compétition généralisée ? C’est la conviction du sociologue Camille Peugny, qui publie un ouvrage intitulé Le Triomphe des égoïsmes (PUF, 240 pages, 18 euros).
Professeur de sociologie à l’université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, chercheur au laboratoire Printemps (UVSQ/CNRS), auteur de l’ouvrage Le Destin au berceau. Inégalités et reproduction sociale (Seuil, 2013), Camille Peugny estime que, depuis les années 1980, l’égoïsme s’est imposé comme une « nouvelle contrainte sociale », minant, en France comme dans d’autres sociétés occidentales, l’attachement aux grandes régulations collectives.
Pour Camille Peugny, ce virage idéologique, qui touche les classes moyennes supérieures, désormais acquises aux vertus de la compétition, mais aussi les classes populaires, condamnées à devenir les « autoentrepreneuses de leur propre précarité », explique les difficultés de la gauche. Dans cette nouvelle économie morale, « les discours politiques structurés autour de la défense des valeurs collectives, de la solidarité, des services publics ou du bien commun » sont moins audibles.
Nous avons fait dialoguer Camille Peugny avec une personnalité de gauche attachée aux valeurs de solidarité, Najat Vallaud-Belkacem. Porte-parole de Ségolène Royal pendant la campagne présidentielle de 2007, puis de François Hollande pendant celle de 2012, cette élue locale de la région lyonnaise a été, sous la présidence Hollande, ministre des droits des femmes et porte-parole du gouvernement (2012-2014), puis ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche (2014-2017).
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20 commentaires
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